Centon-Philippe Lonchamp
Puis partir en août avec ce visage.
J'ai déjà perdu ma dernière guerre.
Ne pleurez! Ne déplorez le trop d'âge!
Lestés de rien quand le temps vire au noir.
Et plus le temps de prévoir les étapes
Quoi vous a pris qu'on n'aurait jamais cru?
1er août 2000, train Culoz-Modane
Ne pleurez ! Ne déplorez le trop d'âge!
Quoi tombe avec l'orage de juillet?
Ca rince les murs et la peau des coeurs,
gant de cri, et dessous le sang bouscule.
Quoi vous a pris qu'on n'aurait jamais cru?
Puis partir en août avec ce visage.
3 août, Valloire
Serrez freins! Désirs emballés dérapent.
Jamais voulu être un des gens pressés,
lestés de rien quand le temps vire au noir.
J'ai déjà perdu ma dernière guerre.
Pourtant, qui ça m'a vite pris aux dés?
Et plus le temps de prévoir des étapes.