Appréciation - Claude Chambard
l'été
sur le rebord de la fenêtre
l'amour impossible
l'été
une lettre d'adieu
l'été
est propice au conte
il était une fois les années ont passé
dans le cloître
& la langue intarrissable
n'attrappe plus au vol
les poignées de pages
& les oreilles consentantes
(rue du cloître)
j'aime ce poème car il me rappelle certains moments vecus. Ses phrases sont parfaitement calculées au niveau de la longueur : ni trop longues, ni trop courtes. j'ai l'impression d'y être. D'être au bord de cette fenêtre, d'être en été, d'avoir passé des années dans cette histoire inconnue. Ce poème me fait ressentir des émotions.