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Publié par Florine

 

Il s'agit de l'Etranger, non pas de Camus, mais de Baudelaire, issu de son recueil Petits poèmes en prose. Malgré les siècles d'écart on y trouve, comme dans le roman de Camus, une dimension existentialiste avant-gardiste et un total détachement de la vie telle que les autres peuvent la voir.

C'est un poème que j'aime beaucoup, on a l'impression qu'un enfant pourrait nous donner ce genre de réponse !

 


- Qui aimes-tu le mieux, hommes énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère. 
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... les merveilleux nuages!

 

 

camus

Henri Galeron pour l'Etranger d'Albert Camus

(Edition Gallimard Mille Soleils - 1982)

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M
<br /> <br /> Oui, il y a un côté Le petit Prince ...<br /> <br /> <br /> <br />
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