"Ça va à Brest?"
Dix-neuf heures vingt-quatre. A pied jusqu'au port. Arrivée derrière ceux qui étaient là plus tôt, repérage de Marie et Charlène, tout devant. Et hop ! On enjambe les barrières. Une bise par ci, une bise par là... Nouvelles rencontres, déjà. Sitting. Rencontres encore, jusqu'à vingt heures. La nuit tombe. Margaux, Hanna, Chloé, Manon, Adrien, Florian. Coraline n'est pas venue. Julie, Mine, Marie. Vigiles. Ouverture, et c'est la ruée. Le sac de Chloé est fouillé. Inventaire : des clopes, un MP3, une écharpe et une place pour le concert. On court comme des malades, et ça paye. Vingt-et-une heure : première partie. The Blueberries. Over and Over, Don't Care. Groupies. Il y a toujours un moment dans un concert comme ça où même un homme se sent homosexuel. Obligé. Fin de la première partie. On éteint les portables, on boit un coup, et c'est reparti. Applaudissements, hurlements. Euphorie. Teen Lovers. On chante presque tous. Faux, mais tant pis. Le premier rang, qu'est-ce que c'est bon ! Love is Colder than Death. Remise en place de la mèche Rock'n'Roll toutes les deux minutes. Ça ne sert strictement à rien, mais c'est pour le principe. Premier puis deuxième rappel, c'est passé trop vite. Fernando Pondo. Les fumeurs lèvent leur briquet. Les plus sensibles ont la larme à l'œil. Marie a l'air complètement défoncée par la musique. Moi aussi? Possible. Et même probable. En tout cas les sensations sont là Troisième rappel. Rich Girls, orgasmique. Et c'est déjà fini. On n'a pas envie de sortir, on espère encore. Mais c'est trop tard. Yann, Clémentine. J'aurais pu dire que je n'ai plus qu'à mourir heureux, mais non. J'en veux encore. Encore, encore et encore. Toujours.
Le samedi dix-sept octobre à la Carène.
Brest.
Quand est-ce qu'on recommence?