Transformation - Patricia Castex Menier
Du vers libre à l'octosyllabe...
Tes yeux tout à coup sont de pierre
Ton regard n’a plus d’âge et erre
Ta dureté vole l’horizon
Ignores-tu que les statues,
Même aux ailes cerclées de ronces
Demeurent sur la terre nue ?
Tu sais seulement avec peine
Que l’on déboulonne les rêves
Ainsi allongés dans l’oubli
Rebelles aux pennes rognées
Le ciel qu’ils habitaient en rires
En morceaux vermeils à leurs pieds

