Evocation - Denis Rigal
il règne l'astre des astres
chauffe l'azur au blanc
l'argile à l'ocre pâle
l'esprit est sur le monde et c'est
ce souffle sec qui s'étend sur l'étaule
à l'infini austère et le milan
qui tourne ici comme partout
l'homme bâtit des murs aveugles
ses tanières resserre ses ruelles
baigne ses yeux cautérisés:
ainsi tu l'auras vue la face
de rigueur et d'absence son oeil
unique et nu
ne te plains pas
l'huile et le vin dans l'ombre amène
de l'antre-temps au secret lentement
suaves s'accumulent
les fleuves frais
descendent jusqu'à toi
le chien s'endort à l'ombre des rosiers
Pour moi ce poème c'est:
chauffe l'azur au blanc
l'argile à l'ocre pâle
l'esprit est sur le monde et c'est
ce souffle sec qui s'étend sur l'étaule
à l'infini austère et le milan
qui tourne ici comme partout
l'homme bâtit des murs aveugles
ses tanières resserre ses ruelles
baigne ses yeux cautérisés:
ainsi tu l'auras vue la face
de rigueur et d'absence son oeil
unique et nu
ne te plains pas
l'huile et le vin dans l'ombre amène
de l'antre-temps au secret lentement
suaves s'accumulent
les fleuves frais
descendent jusqu'à toi
le chien s'endort à l'ombre des rosiers
p106, recueil Aval
Pour moi ce poème c'est:
Beauté
Force
Surprise
Vision
Douceur
Force
Surprise
Vision
Douceur