Poème en couleurs - Baudelaire : La cloche fêlée
Ma palette du couleurs...
La cloche Felèe (Baudelaire)
II est amer et doux, pendant les nuits d'hiver,
D'écouter, près du feu qui palpite et qui fume,
Les souvenirs lointains lentement s'élever
Au bruit des carillons qui chantent dans la brume.
Bienheureuse la cloche au gosier vigoureux
Qui, malgré sa vieillesse, alerte et bien portante,
Jette fidèlement son cri religieux,
Ainsi qu'un vieux soldat qui veille sous la tente
Moi, mon âme est fêlée, et lorsqu'en ses ennuis
Elle veut de ses chants peupler l'air froid des nuits,
II arrive souvent que sa voix affaiblie
Semble le râle épais d'un blessé qu'on oublie
Au bord d'un lac de sang, sous un grand tas de morts,
Et qui meurt, sans bouger, dans d'immenses efforts
° Le Violet : Le violet me rappelle la nostalgie… la nostalgie des anciennes mémoires de bonheur qui maintenant se sont dessus. (6)
° Le Gris : Le gris est la couleur des jours d’hiver, du froid, de la tristesse, de la solitude, du spleen.
J’imagine le poète dans sa chambre qui s’abandonne a ses douleueux secrets, qui est bercé par le chant des carillons, un chant souffrant. La cloche lui rappelle des temps heureux, et la leurs fin, et le poète vit des ces souvenirs parce que maintenant il est seul, il est dépouillé de l’Espérance. L’ âme du poète, est fatiguée de lutter pour la vie, pour l’Espérance, de se nourrir d’illusions, et la voix affaiblie dans un chœur. (9)
° La Jaune : Le jaune est la vie, le feu qui « palpite » dans son chemin, mais est aussi l’envie. Le poète éprouve l’envie envers la cloche, qui est vigoureuse, qui est forte, qui a encore la veuille de vivre… le poète voudrait être fort lui même, et bien aussi heureux. Mais dans son âme le feu s’est déjà étendu. (3)
°Le Noir. : la mort de l’ âme. (10)
Ilaria Gini 4bln