Substitution - Gérard Le Gouic
Poème original :
Je me dilue dans le bonheur d'hier,
me multiplie dans l'ensorcellement
des jours qui naîtront,
des aubes qui se superposeront,
des saisons sur les rives du fleuve lent
immuable comme la sève.
Toute minute m'est ivresse
dans l'impatience de te rejoindre,
toute seconde m'est d'or
comme la lumière du soleil au couchant
morte à jamais en fuite.
Je me dilue dans le bonheur d'hier,
me multiplie dans l'ensorcellement
des jours qui naîtront,
des aubes qui se superposeront,
des saisons sur les rives du fleuve lent
immuable comme la sève.
Toute minute m'est ivresse
dans l'impatience de te rejoindre,

toute seconde m'est d'or
comme la lumière du soleil au couchant
morte à jamais en fuite.
pix
Poème modifié :
Je me mélange dans le malheur d'hier
me divise dans la féérie
des nuits qui mourront,
des soirs qui s'étaleront,
des saisons sur les rives du fleuve lent
variable comme les rêves.
Toute heure m'est paresse
dans l'impatience de te quitter,
Toute heure m'est plomb
comme la noirceur de la lune au levant
morte à jamais en fuite.
Poème modifié :
Je me mélange dans le malheur d'hier
me divise dans la féérie
des nuits qui mourront,
des soirs qui s'étaleront,
des saisons sur les rives du fleuve lent
variable comme les rêves.
Toute heure m'est paresse
dans l'impatience de te quitter,
Toute heure m'est plomb
comme la noirceur de la lune au levant
morte à jamais en fuite.