Anthologie de poèmes en prose - Roger Giroux
J'étais l'objet d'une question qui ne m'appartenait. Elle était là, ne se posait, m'appelait par mon
nom, doucement, pour ne pas m'apeurer. Mais le bruit de sa voix, je n'avais rien pour en garder la trace. Aussi je la nommais absence, et j'imaginais que ma bouche (ou mes mains) allait saigner.
Mes mains demeuraient nettes. Ma bouche était un caillou rond sur une dune de sable fin : pas un vent, mais l'odeur de la mer qui se mêlait au pins.
Roger Giroux
J'ai choisis ce poème car en le lisant, je l'ai trouvé leger a lire, simple, car
fait de courtes phrases. Même si le sens n'est pas très simple. Je pense que l'auteur parle de l'absence d'une personne, d'un manque qui le ferait souffrir. J'aime beaucoup la fin, qui
abouti sur un paysage calme et reposant .