Association - Yvon le Men
J’aimerais associer presque l’ensemble du recueil et en particulier le poème POUR CONJURER LA MORT à un poème de
Francis Carco car ils ont tous deux un peu la même atmosphère mélancolique et dans celui de Carco, on a l’impression que le narrateur est le même que dans certains poèmes D’Yvon le
Men.
Ne parlons pas, écoute
La nuit à grosses gouttes
Dégouliner du toit
Et ruisseler aux vitres.
Il pleuvait, souviens-toi,
Comme il pleut dans mes livres.
Un vieux phono grinçait,
Le vent brassait les branches
Par un sombre dimanche.
Un vent âpre et glacé
Et, soudain, sans qu’on sache
D’où le vent le chassait
Cet air de cor de chasse…
Francis Carco, « Dimanche », Romance de Paris (1953)