D. Rigal - Evocation
fourre-tout
L'homme sur l'île plate et précaire
il a tout vu connu tout sentu
(et même
le pénétrant parfum de chouime gomme à la fraise)
a u les vaches aux yeux de déesses
les ânes culottés
la bernache et l'aigrette
l'échasse et le héron
le colvert l'avocette
et le tadorne de Belon
(mais pas le gorge-bleue, hélas,
mais pas le gorge-bleue)
a vu les rose très mièvres de septembre
qui toujours refleurissent
(on sait bien quand, et comment ça finit :
les innocents milliers de graines
livrés au rigoureux hasard)
a vu cette vieille canaille
s'enfuir par le verger comme il était venu
avec d'autres jours dans son sac
(qui ne nous verrons pas)
a rendu sa plume à l'ami Pierrot
et s'est assis devant l'oubli,
la mer prévisible t fidèle
qui ne demande rien.
Ce poème m'a beaucoup surprise et j'ai choisi d'y associer les mots :
liberté, sagesse,image,savoir,nature.
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