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Publié par Anne

L'aube                                                                                                                          

le sais-tu, met une vie entière à se lever.

Trop de petits soleils te promperaient,

salves successives de l'imposture,

contrefaçons hâtives de l'enchantement.


 

Associé avec:

    

 

 J'ai embrassé l'aube d'été.

    Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les
camps d'ombre ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant
les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se
levèrent sans bruit.
La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et
  blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
  Je ris au wasserfall qui s'échevela à travers les sapins : à la cime
    argentée je reconnus la déesse.
   Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la
    plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les
   clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de
    marbre, je la chassais.
   En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec
  ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et
  l'enfant tombèrent au bas du bois.
Au réveil il était midi.

        Aube, Arthur Rimbaud

 

 

J'ai choisi ces deux poèmes car je trouve que ,en y reflechissant, on peut imaginer que Patricia Castex s'est inspirée du poème de Rimbaud pour ecrire son propre poème.

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M
Intéressant : on y trouve effectivement sans doute du passage de l'enfance à l'âge adulte...
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