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Publié par Olimpia

Giacomo Leopardi est le poète qui a exprimé en meilleur mode 

le romantisme Italien.

Nous pouvons trouver beaucoup d'analogies 

entre la pensée de Leopardi et celui de Charles Baudelaire.

Leopardi en effet  il a une vision pessimiste de la vie, 

il préfère fuir des hommes que ils lui taquinent

pour se réfugier dans la nature qui plus lui comprend.

Le poète se sent à malaise dans la societé 

qui vit d'apparences et

que ne comprend pas le sens plus profond de la vie

ainsi se réfugie dans l'imagination qui seulement peut remédier

au douleur que la vie apporte.

Dans la phase du pessimism plus accentué 

Leopardi renonce à imaginer...

LA VIE POUR LE POÈTE EST SEULEMENT DOULEUR ET ENNUI.

Baudelaire : L'albatros
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal.
Leopardi :     LE PASSEREAU
Du haut du toit désert de cette vieille tour
Tu chantes ta chanson, tant que dure le jour,
Passereau solitaire, et ta voix isolée
Erre avec harmonie à travers la vallée.
Dans les airs le printemps étincelle et sourit;
C'est sa fête, et tout coeur, à le voir, s'attendrit.
Il fait bondir la chèvre et mugir la génisse;
Et les oiseaux des bois, sous son rayon propice,
Célèbrent à l'envi leur bonheur le plus vif
Par mille tours joyeux : mais toi, seul et pensif,
Tu vois tout à l'écart, sans te joindre à la bande,
Sans ta part d'allégresse en leur commune offrande;
Tu chantes seulement : ainsi fuit le meilleur,
Le plus beau de l'année et de ta vie en fleur.
Combien, hélas! combien ta façon me ressemble !
Et rire et jeunes ans qui vont si bien ensemble,
Et toi, frère enflammé de la jeunesse, amour,
Délicieux orage au matin d'un beau jour !
D'eux tous mon triste coeur n'a rien qui se soucie,
Ou je les fuis plutôt et d'eux je me défie.
Seul et presque étranger aux lieux où je suis né,
Je passe le printemps qui m'était destiné.
Ce jour dont le déclin fait place à la soirée
Est la fête du bourg, à grand bruit célébrée.
Un son de cloche au loin emplit l'azur profond;
De villas en villas l'arquebuse répond.
La jeunesse du lieu, dans ses atours de fête,
Sort des maisons, s'épand sur les chemins, s'arrête
Regardant, se montrant, doux et flatteur orgueil !
Moi, pendant ce temps-là, je m'en vais comme en deuil
Par ce côté désert, évitant qu'on me voie,
Ajournant à plus tard tout plaisir, toute joie;
Et derrière les monts, dans les airs transparens,
Le soleil m'éblouit de ses rayons mourans;
Et d'un dernier regard il semble aussi me dire
Que l'heureuse jeunesse avec lui se retire.
Pour toi, sauvage oiseau, lorsque le soir viendra
Des jours qu'à vivre encor le ciel t'accordera (15),
Tu ne te plaindrais point, docile à la nature,
Passereau solitaire, et ton secret murmure
N'ira pas regretter la saison du plaisir;
Car c'est le seul instinct qui fait votre désir.
Mais, moi, si je n'obtiens de l'étoile ennemie
D'éviter la vieillesse et sa triste infamie,
Quand ces yeux n'auront plus que dire au coeur d'autrui,
Quand suit tout lendemain plus terne qu'aujourd'hui,
Quand le monde est désert, oh ! comment jugerai-je
Alors l'oubli présent, ma perte sacrilége?
J'en aurai repentir, et d'un cri désolé
Je redemanderai ce qui s'en est allé.


J'ai choisi deux poésies, une de Leopardi et l' autre de Baudelaire. 

Dans ces poésies, les poètes s'identifient dans un oiseau pourquoi  il se sentent lointains de leur societé.

Olimpia Martinelli.

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P
<br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Hommage élégiaque au poète indicible du Genêt,<br /> <br /> <br /> Giacomo Leopardi<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Oh toi, Leopardi né à Recanati,<br /> <br /> <br /> tu portas sur la vie, le regard des «antiques»<br /> <br /> <br /> et même, les «lumières» semblaient pâles pour toi,<br /> <br /> <br /> du haut du belvédère de la pensée antique;<br /> <br /> <br /> tu vivais en ton siècle comme un exilé,<br /> <br /> <br /> qui a connu l’âge d’or et se languit d’ennui.<br /> <br /> <br /> Recanati, pour toi, était comme un caveau<br /> <br /> <br /> dont tu ne t’échappais qu’au travers de tes livres.<br /> <br /> <br /> Ivre de grec et féru de latin,<br /> <br /> <br /> seule la bibliothèque était ta vraie amie.<br /> <br /> <br /> Latiniste à huit ans, et savant à quatorze,<br /> <br /> <br /> si ton corps t’enfermait, ton esprit t’élevait;<br /> <br /> <br /> bien haut, dans les hauteurs où dominent les aigles.<br /> <br /> <br /> Très tôt dans la palette de tes talents immenses,<br /> <br /> <br /> tu sus choisir la muse comme cime des arts;<br /> <br /> <br /> et devint son Mozart, ciselant de ses mots,<br /> <br /> <br /> que tu allais cueillir dans les champs de diamant,<br /> <br /> <br /> dans la Grecque éternelle qui irrigue l'Esprit,<br /> <br /> <br /> tu souffrais en silence ton époque mesquine.<br /> <br /> <br /> 2<br /> <br /> <br /> Par ton hommage à Dante tu commenças d'écrire<br /> <br /> <br /> et souffrait tellement pour ta patrie meurtrie.<br /> <br /> <br /> Ainsi tu ravivas la mémoire, des légions enfouis<br /> <br /> <br /> sous la neige et les glaces de la Russie glaciale,<br /> <br /> <br /> là ou, Napoléon, conduisit ses des enfants<br /> <br /> <br /> où dans de vains combats ils moururent si loin. .<br /> <br /> <br /> Admirant la nature tu en perçus la grandeur,<br /> <br /> <br /> mais en compris aussi les minéralités froides<br /> <br /> <br /> dont l'éternel retour se rit de nos soucis,<br /> <br /> <br /> alors que nous goûtons des lieux apprivoisées<br /> <br /> <br /> son chaos naît et renaît dans ses "Big Bang",<br /> <br /> <br /> et moins que des fourmis se soucie de nous autres.<br /> <br /> <br /> Gravissant les volcans tu pouvais contempler<br /> <br /> <br /> le peu de cas fait, de cités, jadis si glorieuses.<br /> <br /> <br /> Tu pouvais mesurer l'immense solitude<br /> <br /> <br /> qui pétrifia Pascal et rend dérisoire, tout orgueil<br /> <br /> <br /> comme pure chimère dans les champs du Cosmos<br /> <br /> <br /> ou le temps ne suit pas, nos piètres horloges.<br /> <br /> <br /> Et, pourtant gravissant les pentes du Vésuve<br /> <br /> <br /> du Genêt si chétif, tu saisis la grandeur;<br /> <br /> <br /> celle même, des humains face à l'inexorable.<br /> <br /> <br /> Mieux encore tu en appelas à la fraternité humaine,<br /> <br /> <br /> et face aux cataclysmes toujours renouvelés<br /> <br /> <br /> tu conseillas de ne pas y rajouter nos maux propres.<br /> <br /> <br /> Toi que l'on désigna : "prince du pessimisme" ;<br /> <br /> <br /> "sombre amant de la Mort, pauvre Leopardi",<br /> <br /> <br /> tu fus plus bien plus que d'autres, un sceptique attentif,<br /> <br /> <br /> aux peines de tes frères, et à leurs vains combats ,<br /> <br /> <br /> Toi le savant chétif qui mourut à trente neuf ans,<br /> <br /> <br /> tu goûta la passion de cruelles qui repoussaient ta bosse.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Paul Arrighi (le 1er juin 2011)<br /> <br /> <br /> <br />
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