i-voix aux mains d'argent 2016-2017 - Florilège 8
Effraction, immersion, contraction, dilatation, substitution : tout au long de l'année, les lycéens d'i-voix ont aimé couper-coller-insérer-remplacer... dans des oeuvres variées.
A la manière des cut-up de William Burroughs, des cadavres exquis surréalistes, des centons oulipiens, des MashUp vidéos, ils explorent ainsi, à l'ère du numérique, une façon originale de s'approprier des textes littéraires et d'en créer de nouveaux. Cette activité, ludique et pédagogique, permet de comprendre de l'intérieur l'univers d'un auteur, de faire résonner en soi ses mots, de partager les sensibilités et les imaginaires, de travailler la langue, de faire jaillir de soi des éclats de poésie. Alors peut-être la littérature retrouve son pouvoir de vibration et de façonnement.
Saurez-vous reconnaître les oeuvres qu'ils ont ainsi goulûment dépecées, chirurgicalement charcutées, poétiquement électrocutées ?...
Tim Burton - Edward aux mains d'argent
Je revois le web en fête et en délire, c'étaient pas des anges non plus, sur l'évangile de leur CGU.
Je déplie devant toi cette immense couverture bleue, je repasse même les plis de chaque recoin du moment qu'au milieu de journée ce que je fais soit fini, devant toi j'écarte la couverture et après je vais ranger un ou deux masques toi tu ne fais rien...
Non je ne me tais pas et puis si c'est comme ça un matin je partirai, je suis fatiguée. Toi tu resteras au bord du terrier.
Il va nu, l'espoir
par-delà les ruines d'Alep
dans les maisons de la désolation.
Ses pieds rencontrent parfois du sang
et sa tête essuie des bombes et des maux terribles.
Mais il avance.
Les musulmanes
Voilées, exploitées
Les folles
Enfermées, exploitées
Les criminelles
Abandonnées, exploitées
Les orphelines
Effacées, exploitées
Les libertines
Injuriées, exploitées
Les homosexuelles
Agressées, exploitées
Les adultérines
Trompées, exploitées
Les dépravées
Ridiculisées, exploitées
Les criminelles
Reniées, exploitées
Les aveugles
Oubliées, exploitées
Les mourantes
Effacées, exploitées
Tout est flou
embrumé -
tu peux mordre la nuit
*
Neurones-échappatoires -
une houle
retourne ton crâne
*
Depuis
ton subconscient devient tactile -
tout est ailleurs
*
Cette énergie fluide
anime notre univers -
vous en faites de l'or
*
La lune éternelle
ne bouge que dans mon sens -
et libère tes poumons
*
Moi au large
pour tous les bouchons fous -
étreinte trempée
*
Flocons de brise
sur la dérive -
seule subsiste la beauté
Ce que je croyais avoir vu :
Un monde ou les hommes
retrouveraient leur naturelles racines
Me donne raison de rêver
A haute voix
La rue se nuit, le ciel se lune
La pièce se sombre et je l'orage
On s'orchestre, sa tunique en l'air et ses dessous à terre
Je la sang, elle me veine, je me sensation
Atmosphère malsaine, pensées elliptiques
La rue se lune le ciel se nuit
Adèle se départ, elle me chuchotements d'amour à l'oreille
Je me cafard, je me cauchemar, je me trac et carrément l'ovale au ventre
Elle se debout et m'autour du cou, on se triste de tristesse inévitablement
Derrière le brouillard, disparaît la mémoire de son propre thème.
En mémoire d'un incendie
même un cataclysme se lave
Lui mort.
Elle. Chaotique.



