Création - OYBM
Ton ombre lumière, quand j'y mets les pieds,
je croise de drôles de choses ; je vois ta silhouette noire et petite, s'agrandir quand le soleil la regarde,
alors je la parcours, en évitant de tomber, dans les vices de ton âme
Tes yeux miroirs, quand j'y plonge,
je rencontre mille et une vérités ; je nage avec la jalousie toujours accompagnée de la possessivité, on en finit par ne plus les distinguer,
il y a aussi la haine, séjournant dans les abysses de la pupille,
quand on remonte à la surface, se dresse un voile de désir, c'est le seul endroit que je ne peux atteindre
Ta bouche tiroir des mots, quand je vole près d'elle,
j'entends ; quelques remords qui se disputent mais,
cela n'est pas pire que les regrets qui s’entre-tuent,
seuls les conseils attendent sagement, le moment de s'envoler et
dans les airs tout la haut, un flux de paroles, oiseaux migrants de la vérité
Tes mains actes manqués de ton esprit, quand je les effleure,
j'écrase ; tes sombres envies de violences mais
si on fait attention, on peut aussi trouver dans le creux de celles-ci la trace de l'amour que quelques-uns t'ont laissé,
alors on passe de l'amour à la haine, de doigts en doigts, de toi en moi
