Elements contextuels - Pierre de Ronsard
Dans le recueil de poèmes Mes plus beaux poêmes d'amour, écrit par Armand Le Poête, on retrouve plusieurs références au poète Pierre de Ronsard.
En effet, Armand Le Poête écrit dans un de ses poèmes :
« (ou se que l'antichambre était à Ronsard) »
Ou encore : « (je vais avec Ronsard dans les bois sans les arbres et nous parlons du vieillissement des corps) »
Ronsard faisait en effet plusieurs fois référence à la vieillesse et la mort à travers sa poésie ce qui était un thème récurrent à cette époque.
Mais qui est Pierre de Ronsard ?
Ce poète français est à la fois l'un des plus importants du XVIe siècle, et aussi une figure majeure de la littérature poétique de la Renaissance. Il est né en 1524 et est mort en 1585.
Il s'installe à Paris en 1544 où il forme la Pléiade, groupe d'écrivains qui se donnent comme mission d'enrichir la langue français et de créer une véritable littérature française, imitant les auteurs antiques. Ronsard devient le poète le plus important du groupe avec son ami Joachim du Bellay, lui aussi poète célèbre de sa génération. Ronsard dédie nombre de ses poèmes à Cassandre Salviati (jeune fille de cette célèbre famille) comme on peut le constater dans son recueil de poèmes Les Amours de Cassandre. Malheureusement, l'amour qu'il éprouva pour elle fut inaccessible au vu de sa condition de tondu et du mariage de Jean de Pray et de Cassandre Salviati. Pourtant, ils furent amoureux de l'un et l'autre toute leurs vies. La poésie de Ronsard est vaste et variée : tantôt il écrira une poésie engagée dans le contexte des guerres de religions comme les Hymnes et les Discours, tantôt de la poésie lyrique comme Les Amours de Cassandre et Sonnets pour Hélène.
Voici un des plus célèbres poèmes de Ronsard destiné à Cassandre :
- Mignonne, allons voir si la rose
- Qui ce matin avait déclose
- Sa robe de pourpre au soleil,
- A point perdu cette vesprée,
- Les plis de sa robe pourprée,
- Et son teint au vôtre pareil.
- Las ! voyez comme en peu d’espace,
- Mignonne, elle a dessus la place
- Las ! las ! ses beautés laissé choir !
- Ô vraiment marâtre Nature,
- Puis qu’une telle fleur ne dure
- Que du matin jusques au soir !
- Donc, si vous me croyez, mignonne,
- Tandis que vôtre âge fleuronne
- En sa plus verte nouveauté,
- Cueillez, cueillez votre jeunesse :
- Comme à cette fleur la vieillesse
- Fera ternir votre beauté.
