Religion - Le vaudou (partie 2)
PARTIE II
Les plantes médicinales
Le vaudou est souvent représenté d'une manière diabolisée. Une représentation qui finalement transporte instantanément dans l'esprit de chacun la terreur ressentie par le colonisateur à l’égard du vaudou, ce qui rend nous rend distant vis-à-vis de cette culture, de cette pratique, de cette religion.
Contrairement à ces préjugés, Moi, Tituba sorcière... noire de salem nous montre que le vaudou a des vertus bénéfiques. En effet, sa pratique la plus évoquée dans ce roman est celle de la guérison. Man Yaya, pratiquante du vaudou ayant une redoutable réputation, prend Tituba sous son aile et lui enseigne nombre de choses concernant les plantes :
« Man Yaya m'apprit les plantes.
Celles qui donnent le sommeil. Celles qui guérissent plaies et ulcères.
Celles qui font avouer aux voleurs.
Celles qui calment les épileptiques et les plongent dans un bienheureux repos. Celles qui mettent sur les lèvres des furieux, des désespérés et des suicidaires des paroles d'espoir. »
Tituba soigne, guérit, panse, apaise les différentes lésions des personnages tout au long du roman à l'aide de remèdes à base de plantes médicinales. Par exemple, elle libére Elizabeth Paris de ses maux, elle ramène une enfant à la vie et elle sauve de nombreuses vies sur le Bless the Lord en soignant des marins atteint de la peste. Maladie incurable, mais pas pour Tituba. Munie de sa bonté naturelle, elle les soigne tous grâce à un remède de sa fabrication seulement à base de rhum, de citron et de poivre. Mais souvent, on lui accorde peu de reconnaissance ou on use de sa gentillesse.

