Centon - Michel Brosseau
tu dis : "Souvent je ferme les yeux, et puis j'attends : mais rien à faire, jamais d'images, rien que des mots."
tu dis : "celui ou celle qui voudrait parler de ta vie, et c'est son gouffre que tu entends."
tu dis : "Pas besoin qu'il s'encombre puisqu'il a les mots."
tu dis : "Je n'ai pas le mot pour dire ce que j'ai ressenti à ce moment-là, quand j'ai enfin compris mais trop tard - il est toujours trop tard - que panser mes plaies c'était me divertir du monde."
