Dilatation - Jean Joubert
du poème "Onirique" de la page 88
Le monde craque et se fend
Un ciel brutal fusille la forêt
dans des pensées grises
gisent les cendres des dieux morts
Mais une foudre bleue
bondit de feuilles en feuilles
avec des rages d'une flamme
Enfin c'est un garçon sauvage
déshabillé par la tourmente
qui songe, s'acharne
brûle le feu froid de la nuit
Voyez comme dans la jeunesse
les nuits trouées du solitaire
déploient d'énigmatiques images
