Parallélisation - Philippe Aigrain
ta si vive absence, soeur inexistante
je deviens le frère de ta mémoire absente
ne manque pas à l'appel des vents printaniers
alors soudain je cesse d'exister sous tes yeux
ils connaissent ton corps, frôlent ta chevelure
il est des nuits rares où nue tu me regardes
leurs doigts y embrouillent mon esprit égaré
j'y habite parfois un sommeil agité
où donc te caches-tu derrière leurs troncs frêles ?
tout un peuple rêvé en écorce brumeuse
la forêt de bouleaux me guette désertée
t'escortant de feuilles, d'une robe végétale
d'autres fois ce n'est que murmure suspendu
un drap vert à froisser où je glisse mes mains