i-voix aux mains d'argent - Florilège 12 2013-2014
Sa peau inaccessible plong(ée) dans la souffrance des torrents. Et la vie danse l'histoire de ce navire.
La vie tourne en rond,
Nous restons enveloppés par un brouillard épais,
Nous marchons sur place,
Nous suivons la route à la rencontre d'un visage.
Le feu que je prenais à pleines mains
aux flots de ta chevelure
Tous ces yeux ouverts qui font la carte des mers
par les rames soucieuses qu'en cette toile hissée blanche
au désir d'un noir glissé d'étoile
Mon souffle s'évapore, la maison brûle, le vent s'éparpille. La citerne est vide. L'amoureux dit que je perds mon temps. Je peux dormir.
Il avait, lui semblait-il
Mille et mille choses à traverser.
Ainsi
Pourrait-il marcher
De l'une à l'autre parole,
Ainsi
Pourrait-il enjamber les choses
Qui jamais n'avaient été dites.
Des choses
Qui ne seraient jamais dites
Et qui seraient là, sous ses pieds.
Vivre est toujours laisser une part de soi à la mort.
Je me tue. Je me tue. Je me tue.
Ce qui entre par la bouche qui me tord qui me tue.
(photo personnelle)
Femme d'embruns brûlés
Dans la splendeur des songes
Qui conjure un mauvais sort
Et par ravine chaude où sommeille ta chaleur
il fait toujours soleil
De sa révolte

Jour après jour, au petit matin, je ramasse les feuilles mortes de mes pensées. Il faudra sans doute que je me fasse aider.
Je ne suis en réalité
Que le simple et docile serviteur des ombres.
Je marche avec elles,
Je cours avec elles quand il faut courir
Et j'arrête de courir quand elles s'arrêtent.
J'ai ainsi marché
Dans une forêt de larmes et dans de grandes colères,
Dans l'air irrespirable et dans les mensonges,
J'ai marché sur la langue des sans-voix
Et sur la langue des sans couronnes,
J'ai marché tant que j'ai pu marcher,
Parce que comme tu le dis bien,
Tous les chemins conduisent à la mer,
Ou à l'amour.
Tenir de source sûre et certaine que mille choses invisibles se tiennent autour des vagues inépuisables des décisions.
Ménager les colères
Apaiser les douleurs
Chuchoter aux limites
Te montrer le ciel vert
qui sera notre complice
Murmurer au vent
Puis fermer les yeux,
pour t'oublier.



