Ce blog est un espace de lecture et d'écriture, de création et d'échange, autour de la littérature. Il est l'oeuvre de Premières du Lycée de l'Iroise à Brest (France) et d'élèves apprenant le français au Liceo Cecioni à Livourne (Italie) dans le cadre d'un projet eTwinning. "Ecrire ne saurait être qu'un acte de fraternité avec la poésie de ses semblables" (Georges Perros)
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Page du journal intime de Louise Labé rédigée le jour de l'écriture de son sonnet 10
Vendredi 10 février 1555. 17h12 Cher Journal, Aujourd'hui, j'ai été très subtilement inspirée. L'amour peut parfois nous redonner goût d'inscrire ou au contraire nous...
Page du journal intime de Louise Labé rédigée le jour de l'écriture de son sonnet 9
Cher Journal, Comme à mon habitude après avoir terminé mon tour dans le jardin je viens m'isoler dans ma chambre et t'écrire. Aujourd'hui est pour moi un nouveau jour,...
Page du journal intime de Louise Labé rédigée le jour de l'écriture de son sonnet 8
Lundi 8 février, 17h02 Cher journal, Aujourd'hui comme tous les jours, je pense. Et aujourd'hui comme tous les jours je pense à la même personne. Je pense à cette même...
7 février 1555 "On voit mourir toute chose animée", c'est un vers qui, même si un lecteur l'a peut être lu sans s'attarder, signifie beaucoup pour moi. Car aujourd'hui, un être spécial pour moi est décédé, tel mes sentiments pour mon tendre amant. L'existence...
Page du journal intime de Louise Labé rédigée le jour de l'écriture de son sonnet 6
6 février 1555, Cher journal, aujourd’hui l'inspiration m'est venue, j'ai décidé décrire encore un sonnet de plus, sur lui, sur notre amour... Aujourd'hui l'inspiration...
Page du journal intime de Louise Labé rédigée le jour de l'écriture de son sonnet 5
Nous sommes aujourd'hui le 5 février 1555, rien de spécial ne s'est produit. Il n'est pas revenu. Dans l'ennui j'ai écrit un nouveau texte, encore un sonnet. J'aime beaucoup...
Page du journal intime de Louise Labé rédigée le jour de l'écriture de son sonnet 4
01 h 02 Ma chère page blanche, dévouée et fidèle. Toi seule sais être constante en amour. Lisse, douce, toujours volant à mon secours. Alors que les hommes, Mon Homme...
Page du journal intime de Louise Labé rédigée le jour de l'écriture de son sonnet 3
Heure : 15h34. Cher Journal, Je viens d'écrire un nouveau sonnet dont je suis particulièrement fière. On peut dire que c'est la suite de mon précédent sonnet, le sonnet...
Page du journal intime de Louise Labé rédigée le jour de l'écriture de son sonnet 2
Comme très souvent, ce matin, je suis sortie de Lyon, pour aller me promener dans la forêt de St-Cyr-au-Mont-d'Or. J'y ai croisé Olivier... Olivier de Magny. Je l'ai rencontré...
La lyonnaise Louise Labé aurait-elle voyagé jusqu’à Brest ? Parmi les dizaines de milliers de documents qui ont été déménagés en 2017 vers la nouvelle médiathèque des Capucins, on a en effet découvert un ouvrage inconnu : le journal intime que la Belle...
Depuis qu'Amour cruel empoisonna Premièrement de son feu ma poitrine, Toujours brûlai de sa fureur divine, Qui un seul jour mon coeur n'abandonna. Quelque travail, dont assez me donna, Quelque menace et prochaine ruine, Quelque penser de mort qui tout...
Ne reprenez, Dames, si j’ai aimé, Si j'ai pleuré, hélas, toutes les larmes Si j'ai baissé , hélas, toutes les armes Si j’ai senti mille torches ardentes, Mille travaux, mille douleurs mordantes. Si, en pleurant, j’ai mon temps consumé, Las ! que mon nom...
Pour le retour du Soleil honorer, Le Zéphir l'air serein lui appareille, Et du sommeil l'eau et la terre éveille, Qui les gardait, l'une de murmurer En doux coulant, l'autre de se parer De mainte fleur de couleur nonpareille Jà les oiseaux ès arbres font...
On voit mourir toute chose animée, Lors que du corps l'âme subtile part : Je suis le corps, toi la meilleure part : Où es-tu donc, ô âme bien aimée ? Ne me laissez pas si longtemps pâmée : Pour me sauver après viendrais trop tard. Las ! Ne mets point...
Sonnet de la belle cordière Las ! cettui jour, pourquoi l'ai-je dû voir, Puisque ses yeux allaient ardre mon âme ? Doncques, Amour, faut-il que par ta flamme Soit transmué notre heur en désespoir ! Si on savait d'aventure prévoir Ce que vient lors, plaints,...
Moi, je suis née en 1524 à Lyon. J'ai fait partie des poètes en activité à Lyon pendant la Renaissance. Mon père, Pierre Charly, apprenti cordier, avait épousé (vers 1493) en premières noces la veuve d'un cordier prospère. Pour assurer sa présence dans...
Je fuis la ville, et temples, et tous lieux Esquels, prenant plaisir à t'ouïr plaindre, Tu pus, et non sans force, me contraindre De te donner ce qu'estimais le mieux. Masques, tournois, jeux me sont ennuyeux, Et rien sans toi de beau ne me puis peindre;...
SONNET VIII: Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ; J'ai chaud extrême en endurant froidure : La vie m'est et trop molle et trop dure. J'ai grands ennuis entremêlés de joie. Tout à un coup je ris et je larmoie, Et en plaisir maint grief tourment...
XVI Après qu'un temps la grêle et le tonnerre Ont le haut mont de Caucase battu, Le beau jour vient, de luer revêtu. Quand Phébus a son cerne fait en terre, Et l'Océan il regagne a grand'erre ; Sa soeur se montre avec son chef pointu. Quand quelque temps...
Sonnet XX Prédit me fut, que devais fermement Un jour aimer celui dont la figure Me fut décrite, et sans autre peinture, Le reconnus quand vis premièrement. Puis, le voyant aimer fatalement, Pitié je pris de sa triste aventure, Et tellement je forçai...
Clere Venus, qui erres par les Cieus, Ô desespoir, ô Amour lumineux, Entens ma voix qui en pleins chantera, Tant que ta face au haut du Ciel luira, Son long travail et souci ennuieus. Mon oeil veillant s'atendrira bien mieus, Et plus de pleurs te voyant...
SONNET IX (originel) Tout aussi tot que je commence à prendre Dens le mol lit le repos desiré, Mon triste esprit hors de moy retiré S’en va vers toy incontinent se rendre. Lors m’est avis que dedens mon sein tendre Je tiens le bien, où j’ay tant aspiré,...
SONNET XIII Oh, si j'étais en ce beau sein ravie De celui-là pour lequel vais mourant : Si avec lui vivre le demeurant De mes courts jours ne m'empêchait envie : Si m'accolant me disait : chère Amie, Contentons-nous l'un l'autre ! s'assurant Que jà tempête,...
Baise m'encor, rebaise-moi et baise : Donne m'en un de tes plus savoureux, Donne m'en un de tes plus amoureux : Je t'en rendrai quatre plus chauds que braise. Las, te pleins tu ? ça que ce mal j'apaise, En t'en donnant dix autres doucereux. Ainsi mêlant...