Ce blog est un espace de lecture et d'écriture, de création et d'échange, autour de la littérature. Il est l'oeuvre de Premières du Lycée de l'Iroise à Brest (France) et d'élèves apprenant le français au Liceo Cecioni à Livourne (Italie) dans le cadre d'un projet eTwinning. "Ecrire ne saurait être qu'un acte de fraternité avec la poésie de ses semblables" (Georges Perros)
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dessiner d'un brin les traits du monde ourler les tempes belliqueuses de mon rayon te faufiler le chant d'un récit parfois trop oublié nous rendre les beautés corollaires (un peu fatiguées?) te dérider le courage, la passion, le penchant chaleureux ne...
tu dis : « Je n'ai jamais vu le sable entre les pages, ni les corbeaux face au soleil. » tu dis : « Et qu'est-ce que ça change à l'histoire? » tu dis : « Si je ferme les yeux, est-ce que je les sentirai entre mes doigts ? » tu dis : « Sans ça, renouveller...
Michel Brosseau n'explique pas le monde. Il n'ordonne d'aucune manière de comprendre le monde. Ce monde là, il le laisse somnoler un peu encore, en veillant à ne pas l'agiter. Il est d'ailleurs assez peu soucieux de nous, ce monde là. Il nous livre ici,...
a_symétrie — 42 démesures la fin des ombres l’aube la toujours neuve querelle d’oiseaux un jardin s’éveille mais quelle fin à la porte qu’on ouvre ici même parmi les lierres et les ronces sans savoir ni connaître ce qui a lieu.
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Poème du 12 juillet 2011 La poésie d'Ana NB est sons et silences, passages et vides, bruits et murmures, ponctuée de photographies et de peintures qui soulignent la pertinence de la quête entreprise.
Poème du 10 avril 2011 La nuit a effacé les couleurs de tous les paysages traversés , tu restes là entre le blanc et le gris : on dirait un loup et un chien réunis.
tu dis : « Ce n’est qu'en espérant que j’ai senti se creuser mon être. » tu dis : « Rien de plus dommageable pour l’auto-portrait qu’une si faible variété du refus. » tu dis : « L’emploi démesuré du pas a fait de nous des ombres pour nous-mêmes. » tu...
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- regarder un champ avec émerveillement - penser à compter les lignes - penser au jardinier qui a tondu le gazon si précisément - contempler le vent se déchaîner, puis penser à soi, statique
tu dis : « Commence à te promener dans les listes, les injonctions. » tu dis : « Je ne sais pas si je pourrais tout lire. » tu dis : « Ferme les yeux, et ouvre ton inward eye, l'aventure démarre, de verbes en images, de chocs en accords, de clics en clics,...
Une feuille tombe jusque dans l'eau étoilée de vie, l'arbre pleure et compte ses jours les lambeaux d'ombre s'affaissent sous le poids de la lune, le cœur noué par les herbes folles, névrose nocturne elle glisse dans un trou l'écho se fait ici traînée...
la voix révélateur de territoires invisibles - je me suis égarée le visage la voix disparue - je pose la question - tu dévales le silence à une vitesse incroyable - et loin très loin le vide porte un nom
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mue sans cesse par l’aube muette la voix cassée comme augurale retourne le silence de plomb d’une pierre à l'autre, cette autre chair de mots où se prend un peu de jour encore entre les mains, entre mes mains, ce rien que la lumière entoure, à travers...
ne rien ressentir (pas même la joie ) ne plus écarter le silence mais le laisser t’emplir (y puiser son souffle) se remémorer le passé à mains nues (ne rien en oublier ) faire la part des mots et du calme (chaque fois qu’aspirer) source image
quitter ce pont - regarder l' homme au corps plié - voir l'arbre ses feuilles de lumière - le jour n'efface rien - ni corps ni toi - j'entends tes voix détachées - je vois son visage de profil - à quel point ce corps plié - sur la place de la république...
En utilisant la méthode S+7 et le petit larousse illustré de 2006, le poème injonctions (3) de Michel Brosseau se transforme. 1. ne plus la numérologie troquer en vain l’ommatidie des lépidodendrons 2. chaque joyau devant l’écrivain s’absorber au laiteron...
il fait si noir que pleurer nous est interdit on passe de l'intérieur à l'extérieur - on marche dans la vie dans les reflets de la vie - on s'arrête - la pierre ici dans l'ombre ressemble à une autre pierre - et ce chemin couvert de soleil à un autre...
Si gammalphabets était... ... une couleur , ce serait l'anthracite. ... une saison , ce serait l'hiver, mais un hiver rigoureux et enneigé, de ceux qui ont le pouvoir de figer le temps dans des tons gris et bleutés. ... un lieu , le fjord de Tracy Arm...
Lecture du poème a_symétries - 25. J'ai choisi de lire certains vers à voix basse, et d'autres à voix haute, en effet, on peut penser que rayer les mots, c'est les réduire au silence, mais bien au contraire, c'est les mettre en valeur. ourceimage
apprendre les mots quand nécessaire n'effacer que pour retranscrire le silence encombrer les mots pour faire place nette ne saboter que de l’intérieur (forme et manière suivront) non pas accéder à l’innommé : à petites touches répétées faire qu’il s'efface...