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éteinte la voix d'or décapitée l'écarlate rose le meurtre de la vive lumière le sanglot de la phrase assimilée la couture ouverte de l'amour la voix portée s'arrête. Source

Si ce recueil était une couleur, ce serait le noir, juste pour son titre car une phrase pour être vue , lue et écrite est pour la plupart du temps en noir sur du blanc pour faire ressortir ses sentiments , les messages à faire passer.

Le champ lexical de l'écriture est omniprésent dans le recueil : -"récit" p. 14, 18, 32, 33, -"lettre" p.16 -"encre" p.18, 19, 20, 32 -"mots" p.21, 35, 46, 47, 48, 50, 51, 52, 53, 56, 64, 73, 75, 82 ; "mot" p.41, 75 -"écriture" p.32 ; "écrit" p.33 ; "écrite"...

J'ai noté l'étrangeté éteinte, cette voix blanche, la couleur malade que tu respires, et l'odeur de l'enfance soustraite aux mains d'herbe. Sur la langue de la voix devait naître le silence bleuté. Le récit de sang se défait au devant de la couture d'amour....

Je pense que le recueil Une phrase de François Zénone aurait pu s'appeler : Une vie Le poète semble nous parler de moments choisis, de séquences personnelles qu'il nous fait partager. Ces "phrases" sont palpitantes, frémissantes, tremblantes de vie ....

le mur écroulé du jardin l'amandier en fleur la potence du portique les cordes les crochets dans un balancement d'oubli qui ressurgit comme un écho trempé de langue Pour ce poème page 65 du recueil Une phrase de François Zénone j'ai choisi une photo assez...

l'hésitation de ta voix sur un point d'interrogation comme si de cette légère esquisse de la plume devait naître un mensonge Les mots en gras sont ceux modifiés du poème de la page 14.

j'ai mêlé plusieurs vers de différentes pages ( 52, 39 , 57), pour créer une nouvelle phrase poétique : " Il mime le jeu de sa mort ainsi on se tue à jouir de ce qui nous sépare en chavirant dans ce mélange de lait et de bleu boudhique. " lien Séparation,...

source J'ai réellement apprécié ce recueil, il m'a transportée tout au long de ma lecture. Une phrase sans début et sans fin, des mots riches en émotion qui m'ont ramenée dans mon enfance. Une sensation de tendresse m'a envahie, ça a vraiment été un plaisir...

A la page 65 du recueil Une Phrase de François Zénone, j'ai pu observer que le sens de la strophe démarrait par une vision concrète et imagée et peu à peu devenait progressivement de plus en plus abstraite . Illustration : le mur écroulé du jardin l'amandier...

Le champ lexical du corps est présent tout au long du recueil : - l'effort de la langue, d'un corps langue ( p13), l'alteration de la voix, brusque indécision de la main ( p14), privation de la langue, monotomie de la bouche(p15),l'enrouement de la voix...

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