Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par i-voix

Voyage en Italie - Jour 4 : Florence

 

IMGP3808.jpg
 

Du 1er au 9 avril 2017,

les premières  L du lycée de l'Iroise à Brest

voyagent en Toscane chez les partenaires livournais

du projet eTwinning i-voix.




  MERCREDI 5 AVRIL 2017
-------

Florence  

 

Ponte Vecchio

Palazzo Pitti

Piazza della Signoria

Duomo

...

 

 



P3140042a.jpg
Cathedrale de Florence
(Au fond à gauche :
Dante Alighieri par Domenico di Michelino)



P3140048f1.jpgPonte Vecchio


P3140048ga.jpgL'Arno
 
(Photos i-voix)



 

Voyage littéraire en Italie 4 :


STENDHAL

Rome, Naples, Florence (1826)

 

"C' est en usant pour la première fois du pseudonyme de Stendhal, qu’Henri Beyle publie en 1826 ce récit dans lequel il est en réalité plus question de Milan que des trois villes titre. Comme il le fera un peu plus tard dans Promenades dans Rome, Stendhal va faire de ce récit un guide de pensées de voyage essentiellement sur Milan. Toutefois ce voyage se situe entre la réalité et l’imaginaire puisque Stendhal va évoquer des lieux où il n’est en réalité jamais allé. De même, des sensations enfouies et de nombreuses anecdotes viennent ponctuer ce récit. (...) Il quitte Bologne en janvier 1817 et arrive peu de temps après, très ému, à Florence, ville du Moyen âge qu’il va découvrir et où il ne demeurera seulement qu’une dizaine de jours. Il aura le temps de visiter Santa Croce, le panthéon des gloires italiennes, l’église del carmine, San Lorenzo pour y découvrir les tombeaux des Médicis, le dôme, Santa Maria del Fiore, le Palazzo Vecchio «cette forteresse , bâtie en 1298 par les dons volontaires des négociants…… au milieu de la plus belle place de Florence»." Source

 

La Chartreuse de Parme (1839)

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/7/8/6/9782253160687.jpg

Le dernier roman de Stendhal est un nouveau récit sur la quête du bonheur par la reconnaissance de sa vérité intime. C'est le parcours tragique de Fabrice, fils de la Révolution, engagé dans les troupes napoléoniennes fait prisonnier en Italie. Il est libéré par celle qu'il aime, Clélia Conti qui lui donnera un fils. Mais la mère et l'enfant meurt et c'est dans la solitude de la chartreuse de Parme que Fabrice attend la mort qui viendra vite le rapprocher de ceux qu'il aime. "La Chartreuse de Parme est le fruit du rêve italien de Stendhal : dictée en quelques semaines, l'oeuvre représente pour lui une sorte de testament d'écriture, tout ce qu'il a pensé, souhaité, désiré autour d'une idée d'Italie patrie d'élection parce qu'elle est celle de la famille de sa mère, comme il se plaît à le croire, parce qu'elle est le pays où il a vécu ses années d'adolescence, et le lieu de l'héroïsme, en des temps où il avait encore cours, au moment des conquêtes de Bonaparte. Le roman présente au lecteur ce que Rimbaud nommera le - grand opéra des passions , dans une composition musicale qui orchestre le bonheur et le malheur. Roman du bonheur, des désirs de gloire et de la découverte de l'amour, - mais y a-t-il encore place sur cette terre pour les âmes héroïques de fabrique fine ? - La Chartreuse est aussi une réflexion politique lucide et mélancolique sur le temps présent, celui des Ranuce-Ernest et des âmes basses , des médiocres et des faux héros, qui triomphent et installent le règne de l'argent, de la vanité et de l'ennui" (Elisabeth Rallo)

 

Le syndrome de Stendhal

Le syndrome de Stendhal frappe les touristes submergés d'émotion par la beauté des œuvres d'art. Révélé la première fois par Stendhal en Italie, le berceau de la Renaissance, il explique aujourd'hui comment des touristes en proie à une trop vive émotion, en viennent à perdre la tête en plein voyage.


Ce syndrome du voyageur a été ressenti et décrit pour la première fois par le célèbre écrivain français lors de son voyage à Rome, Naples et Florence. Pris d'un état d'émotion intense alors qu'il sortait de la basilique de Santa Croce, à Florence, il raconte en ces termes ses symptômes : "J'étais arrivé à ce point d'émotion où se rencontrent des sensations célestes données par les beaux-arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j'avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber".


Le syndrome de Stendhal a été décrit, en 1990 par la psychiatre italienne Graziella Magherini. Cette maladie psychosomatique se manifeste par des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations, voire des hallucinations chez certains individus exposés à une surcharge d'œuvres d'art.  Le sujet passe d’un état d’exaltation, de sentiment de toute puissance à des attaques de panique et à la peur de mourir. Les réactions des victimes subjuguées sont très variables; des tentatives de destruction du tableau ou d'hystérie ont été observées. Les gardiens de musée sont au courant de cette particularité locale et surveillent les comportements atypiques de leurs hôtes, surveillance sans excès toutefois. Le syndrome semble toucher davantage les personnes trop sensibles et notamment les femmes célibataires, de moins de 40 ans, voyageant seules mais constitue un fait assez rare qui disparait une fois que les patients quittent la ville en question. Officiant à l'hôpital de Florence, la psychiatre avait ainsi reçu des touristes choqués après avoir visité la Galerie des offices et a fini par recenser une centaine de cas à Florence, entre 1980 et 1990.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3d/Stendhal.jpg

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Chiara 18/04/2013 11:42


Vraiment extraordinaire! Surtout le discours sur Stendhal! J'aime beaucoup!