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Publié par Estelle

 

Electre, de Sophocle

  

 

Le cri

 

 

     Au tout début de son apparition, Electre se met a crier de plus en plus fort.

Elle commence quelque chose de plus lointain, presque sourd, puis cela

monte dans les aigus, bien présent, presque assourdissant. J’ai trouvé cela

étonnant ! Son timbre de voix m’a surpris, la hauteur de l’aigu et en même

temps assez bas pour donner une impression de tristesse, de

désespoir .

 

 

Cela m’a tout de suite fait penser au célébre tableau

d’Edvard Munch, Le Cri .

 

 Munch---Le-Cri.jpg

 

Source 

 

 

 

Elle avait la bouche et les yeux noirs avec les jeux de lumière, ce qui donnait un côté sombre et mystérieux à cette scène. J’ai pu lui distinguer un sentiment de peur de la mort, de la solitude sans son frère, Oreste. Cette scène d’Electre était perceptiblement floue, ses traits n’étaient pas bien visibles, il n’y avait qu’un faisceau de lumière insuffisant qui l’éclairait. Ce cri et cette vision d’Electre ne peuvent laisser le spectateur indifférent à cette scène angoissante…

Toutes ces caractéristiques sont des points communs avec le tableau d'E.Munch : Le flou du tableau, la peur de la mort et de la solitude du peintre d’où l’éloignement du personnage en premier plan par rapport aux autres derrière lui, le spectateur qui ne peut rester indifférent à cette angoisse.

A la fin de la pièce Electre crie à nouveau. Exactement comme celui du début, peut être est-il cette fois par soulagement de cette vengeance achevée avec tout de même une certaine amertume d’avoir dû tuer sa propre mère . Ceci confirme le sentiment que le cri se prolonge du début à la fin. Dans le tableau d’E.Munch.

 

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MLB 17/10/2011 12:34



Sensible et intéressant.


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