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Publié par Léa KC

 

 

 

 

 

Le poème de la page 62, l'Ogre, un poème qui m'a particulièrement marqué, est celui que je trouve le plus étrange du recueil. Un poème que je trouve à la fois doux, et à la fois dur. Ce poème me fascine, peut - être parce que je n'arrive pas à le comprendre complètement. 

 

Ce poème me fait penser au chapitre de Gargantua où il mange les pélerins en salade. 

 

 

 

 

L'ogre

Chacun le sait, 

en tout cas : moi.

L'ogre, c'est le grand - père.

Notre seul désier c'est de manger, de manger nos petits zenfants, 

sans les croquer, 

sans les macher, juste les avaler

pour être femelle à l'envers

puis les rendre, 

les vomir intacts.

(plus beau et plus intelligent - peut-être - qu'avant la digestion)

(...)

Les vomir 

de l'estomac au palais, 

après les avoir écoutés et sentis !

reniflés, 

ramper dans l'oesophagre, 

sous la glotte, 

dans le palais, 

sur la langue, 

entre les lèvres et ressortir

si luisants

protégés de ma salive, de mes jus et de mes sucs : 

prêts.


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