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Publié par Juliette H.

Une particularité de la voix


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Le vendredi 26 octobre 2012 à 12h30 nous sommes allés voir au Quartz Les Aveugles, une pièce de Maurice Maeterlinck, mise en scène par Denis Marleau.


Nous nous sommes avancés dans un escalier noir comme la nuit, nous devions nous agripper les uns aux autres pour ne pas tomber. En arrivant, des visages aux yeux fermés se tenaient devant nous, seule source de lumière perçant l'obscurité : nous ne pouvions voir que cela. Mais, ce qui m'a le plus frappé, c'est lorsque les visages s'éveillèrent, et que des voix sortirent de leurs bouches. Ces voix, tantôt caverneuses, affirmées, rauques, tantôt claires, calmessages m'ont immédiatement fascinée. Elles nous invitaient à entrer dans leur monde, où elles seules ont place. Car, nous l'apprenons vite, les visages sont ceux des aveugles. Ils n'ont que leur paroles pour s'exprimer, pour prouver qu'ils existent. Les aveugles survivent grâce à leur voix, ils n'existent qu'à travers elles.


Ces voix sont différentes selon chaque personnage, néanmoins on perçoit une proximité entre elles. Les femmes ont toutes leur identité propre, mais le timbre est le même. 


Quelque chose m'a particulièrement interpellée : la voix de la "folle". Elle ne parlait pas, elle gémissait. Elle exprimait le malaise ambiant. 


Certains moments de la pièce étaient insoutenables : la fin, par exemple, lorsque le bébé pleure, que la "folle" gémit, que les trois vieilles prient et que tout le monde s'affole. 

 

En résumé, cette pièce m'a beaucoup plu, en chamboulant nos repères elle a su s'imposer et marquer les esprits.


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Megan 29/10/2012 21:05


La "Folle" a vraiment marqué les esprits ! C'est elle qui représentait le mieux l'atmosphère ambiante.