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Publié par Mathieu

Ils arrivent ! L'horreur et le néant se mélange, la beauté n'est plus. Tu ne ressens plus rien. Juste ce frisson d'espoir qui te rattache à la vie, cette lumière presque invisible. Tu les entends ? Oui, tremble encore, plus vite, maintenant tourne, envole toi.

Les ombres s’entrechoquent, le côté noir de la lune te regarde. Les étoiles t'écoutent, les arbres bouges au rythme du cœur, ignobles roches, vent glacé. Nous ne sommes plus que de l'ombre. Etranges vision d'une boucle, évaporation sans fin, le liquide me transperce. Sa tête est arrachée, on remplace, on écrase, vous léchez la dernière miette. J'ignore pourquoi mais c'est bon, l'agréable sensation de destruction. Epouvantables paroles lancées sans comprendre, la jouissance d'un monde en flamme. Surconsommation, écrasement, pulvérisation, insolente rivalité, humanoïdes dégoulinant dans mon lit. Ils aiment ça, ce n’est pas grave. Un son dégueulasse te transperce comme le placebo qu'il ton donné. Oublier pour mieux recracher cette immonde révélation.


" Tu n'a plus de tête, ils te l'on remplacée, non ça te va bien ! Oui, c'était une expérience. Tu es fatiguée mais c'est normal après une telle opération. L'autre na pas survécue, ils sont échangés sa tête avec celle du chien. Tu veux un peu de chèvre. "


Que la vie est bonne. Oh ! vivre enfin ! Elle est tombée toute seule c'est tout. Pas de problèmes, c'est parfait. Ne part pas il n'y a pas eu de sang ! Tiens, c'est la première fois que ça m'arrive ! Tu peux le rompre, un bon coup bien placé et tout est fini. Les culs - de - jatte avec des doigts agiles manipulent la chair,  jubilation. Déjà l'océan, la langue d'huile, ses blessures.


" Je veux la mort maintenant. " Lugubres, le père observe décomposé. Les gens ici goûtent l'amputation à la chaîne. " C'est l'histoire d'un instant. " Une chaîne humaine vidée, lobotomisée. La joie intense du docteur observant de ses yeux avides de froissement la moindre convulsion le moindre soubresaut. " J'entends le claquement de ta langue, le tressaillement de la viande " Des petites minutes suffisent, il continue encore et encore jusqu'à l'atteindre. Enfin, elle s'arrache, jaillie alors l'amertume " Ah ! Sottise la chute de l'homme est à perte de vue, oh ! Difficultés


plus

encore

fléchir

Plus de cauchemars

Oui c'est ça


Nuit étoilée, soleil rouge, nuages disloqués, opérations avec table mais jamais trop d'hémoglobine. Mes pensées sont trop loin, je ne peux pas réfléchir.....il y a trop de bruit. Les hurlements funestes. Je tourne tourne tourne tourne tourne plus vite plus haut la descente oui plus vite aplatissements puis rotations. Les yeux rouges, les tempes enflées, il se sent accablé. " Il faut le comprendre, il n'a pas de consistance, le lien est rompu. " 

La chèvre à la langue pourrie, lèche le cadavre, le crâne ouvert laisse voir un petit circuit métallique. Le rat a un spasme, sur une vieille affiche suintent des vers.


" La maladie c'est comme un tambours, une forêts de l'intérieur. Rien n'est compatible avec elle, il ne dit rien car il a rencontré la défaite, le quotidien "


" Quel heure est- il ? Où est le voyage ? Je suis attendu ! "


" Repose-toi sur ma poitrine mon canard. " 


Je me mange moi même, je me tranche comme une tartine, l'os résiste. Je regrettai, nerveusement je me suis mangé un pied puis l'autre plus doucement.


Je vous vois

Je vous vois


L'onde me traverse et la bouche s’ouvre lentement. Il se heurte contre la cendre et le charbon, le bras virevolte dans la nuit. La lune dégouline sur mon visage, il faut disloquer la boule, une grande girafe la boule. Les autres ont tort.

De grosses lèvres. C'est fatal, ça pénètre.


Une toute petite chèvre

Une toute petite

petite chèvre

Je l’ai élevé chez moi.

Après tant de nuits

Je ne voudrais pas avoir été dupe.

Oh !

Absence

le bourreau 

La faiblesse de mon bras

Tranché

Condamné

Le bout du souterrain

Je ne me souviens pas.

 

On vous enterre. Tu es belle comme ça avec tes collants bleus.

 

Tiens ! Quand vous viendrez, vous la verrez vous même.

 

On se casse.    

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M


Musical et pictural, fascinant et terrifiant : superbe fleur du mal ! Entretenez votre talent, Mathieu : il est rare et précieux, il nous est nécessaire.



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A


Euh très ....... Bizarre, mais sympa l'article !! ;)



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