Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Anaëlle


De notre envoyé special en Terres du Paraguai.

Nous avons eu la tristesse d'assister à la "mort" d'un de nos chers confrères jésuites, le révérend Père. Nous sommes encore sous le choc, mon équipe et moi-même, alors que nous étions invités à festoyer dans la joie et l'allegresse, après avoir consacré un numéro il y a quelques mois à notre bon commandant.
Durant tout le repas et la suite, nos caméras sont restées en marche et nous avions l'aide d'un traducteur ce jour ci, ce qui vous permettra l'éclaircissement de la mésaventure .

"Alors que nous commencions à déguster les mets les plus splendides, dans une ambiance chaleureuse, nous fûmes interrompus. En effet, un sergent entre et dit quelques mots à notre hôte."je suis venu prévenir le commandant d'une arrivée précipitée d'un allemand et de son valet", nous confie le sergent, "je ne savais en aucun cas que cela mettait sa vie en danger..." Et ce n'est que peu dire ! Nous ne savons pas encore si le sergent est complice, mais nous n'avons pas hesité à le signaler pour le bien de l'assemblée mais surtout de l'équipe ! Il semble en tout cas suspect ; s'il n'était venu interrompre le repas, nous n'en serions pas là !

L'allemand,qui était un jeune homme bien fait - nous avons su plus tard qu'il portait le nom de Candide - entra suivi de son valet, il baisa la robe du jésuite suivant les règles et ils échangèrent quelques paroles de politesse. Mais ce qui nous surprit, ce fut un flot de larmes suivi d'embrassades non peu légères. Notre traducteur nous informa des échanges : ils se connaissaient depuis longtemps, et ils esperaient ensemble, reprendre la soeur du révérend père, Cunégonde, et le jeune homme désirait se marier à celle ci dans de bonnes conditions. " Il n'a pas le droiaaaaargh ! "
" nous dit le commandant déjà pourfendu à ce moment ; il voulait dire par là, que sans son accord, le mariage n'aurait pas lieu et encore moins de son vivant. Nous ne savons pas s'il aurait fallu l'achever. Ceci étant,  ses paroles révoltent le baron et celui ci décide de l'assomer pour lui donner une bonne leçon à l'aide de son plat d'épée. En même temps le coquin brandit la sienne et enfonce sa lâme dans le ventre du jésuite. Nous aurions aimé vous éviter les détails mais nous voulons éclaircir la situation pour l'enquête.

A ce moment il y eut un retournement de situation, Candide se met à gémir et pleurer à nouveau sur le corps de son ami. Il dit quelques paroles et nous comprenons que l'homme qui est face à nous est un serial killer ! En effet d'après notre traducteur il aurait dit les paroles suivantes : "Voilà déjà trois hommes que je tue, et dans ces trois il ya deux prêtres". Une autre équipe recherche les deux corps. Le problème étant que nous ne savons pas si le traducteur dit vrai. Aussi, entre les cris de l'entourage qui hélas n'alertèrent point l'armée ( un capitaine nous annonce "avoir pris les cris pour des rires") nous sommes au point de nous demander si ce n'était pas un coup monté par toute l'armée, Candide, le valet et le traducteur celui-ci voulant absolument participer à ce dîner...

Suite à ça, dans la panique et la stupeur les peureux s'enfuirent par les fenêtres, les vieillards, sourds et aveugles, continuèrent à manger et nous autres tenons péniblement la caméra et le stylo sous rique de nous faire découper en morceaux mais pour vous transmettre ce scoop ! Profitant de ce désarroi, le psychopathe et son valet se parlent mais nous ne pouvons savoir ce qu'ils disent puisque le traducteur est en garde à vue. Ils s'emparent des habits du mourant jésuite, Candide les enfile et tous deux s'enfuient à cheval. Nous nous precipitons sur le commandant tandis que nous entendons les sirènes retentirent à l'exterieur.

Monsieur le Commissaire quelques mots s'il vous plaît !
- Ecoutez, laissez la police faire son travail, dès que j'aurai de plus amples informations, croyez bien que vous en serez les premiers informés !"

Nous sommes en ce moment à la recherche de Candide et de Cacambo ( son fidèle serviteur) et le révérend Père est à l'hopital en train de mourrir. A son réveil, nous l'interviewerons. Vous n'aurez la suite de cette histoire que dans ce magazine : surtout n'oubliez pas de l'acheter ! 
 




                                                                                                                                                               Retranscription de Cate Astroff
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M

Très réussi ! Un vrai sens du décalage = de l'humour...


Répondre