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Publié par Sarah

Une vie qui bascule

 

La scène où Harwan et son père se querellent au téléphone est très puissante, pas par les mots qu’ils s’échangent, mais par un détail, une « ombre » qui noircit intensément le tableau.

 

Ce détail, c’est la chaise « virtuelle » qui s’effondre quand Harwan raccroche le téléphone. Quand Harwan rompt la conversation. Quand Harwan coupe les ponts avec son père.

 

Cette chaise sur laquelle il est assis tombe à la renverse. C’est seulement l’ « ombre » de cette chaise qui s’effondre. Et pourtant, c’est le pire. Parce que ces dédoublements correspondent à l’univers intérieur de Harwan. C’est tout son être qui chute, parce qu’il ne vit qu’à travers ce père qui le rejette et qu’il rejette à son tour. Ce père qui fait partie de lui.

 

Sa chaise, c’est sa vie. Une chaise qui bascule. Une vie qui bascule.

 

 

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F


Je n'avais pas vu cette chaise, bien vu !



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