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Publié par Esteban - Margaux - Mona - Philippine

 

MERLIN. Que vous me charmez, belle enfant ! Donnez-moi votre jolie main, que je vous en remercie.

LISETTE, interrompant. Je défends les mains.

COLETTE. Faut pourtant que j'en aie.

LISETTE. Oui, mais ce n'est pas nécessaire qu'il les baise.

MERLIN. Entre amants, les mains d'une maîtresse sont toujours de la conversation.

hhh

Margaux_Olivre_-_Philippine_Chacon_-_Esteban_Stephan_-_Mona.jpg

 

Cliquer ci-dessous

pour écouter l'enregistrement sonore

du texte de Marivaux :

 

GIF-haut-parleurs8.gif

 

 

Note d'intention :

 

Nous avons choisi de travailler sur la scène 4 de la pièce Les acteurs de bonne foi de Marivaux car nous avons trouvé qu'elle illustrait une dispute qui est révélatrice du contexte de la pièce en général. En effet, Colette et Merlin doivent interpréter le rôle de deux amoureux qui, au bout du compte, finissent par réaliser que leur amour n'est pas qu'un jeu théâtral. De plus, cette scène comprenait quatre personnages, et les dialogues étaient assez bien répartis. (Colette = Margaux ; Merlin = Esteban ; Blaise = Philippine ; Lisette = Mona)

 

Nous avons voulu créer un contraste entre le texte, qui est très ancré dans le XVIIIe siècle, et nos lecture et photo, car, de toute façon, la photo serait forcément en décalage avec la pièce, rien que par nos tenues vestimentaires, nos coiffures, etc.. Nous avons donc cherché à pousser au maximum ce contraste.

 

• Tout d'abord, sur la photo, « Colette » et « Merlin » se tiennent les mains, ce qui se rapporte à la réplique « Je défends les mains. » de Lisette, mais qui montre aussi une opposition par rapport aux mœurs de l'époque, en effet, on remarque dans le texte qu'il est très intime de se tenir les mains, ce n'est donc pas un geste anodin comme il peut l'être aujourd'hui. Nous avons choisi de prendre cette photographie à l'auditorium du Conservatoire de Brest pour avoir l'idée de théâtre, réellement, car, dans cette pièce, Colette et Merlin sont des comédiens, mais aussi pour ajouter une autre touche de modernité, car c'est une salle assez récente, loin des théâtres italiens. De plus, nous avons vraiment voulu montrer le mécontentement de Blaise et Lisette, qui sont, respectivement, les réels conjoints de Colette et Merlin. Pour cela, nous les avons placés « entre » les deux comédiens, pour illustrer le fait qu'ils s'opposent totalement à cette pièce, à ce rapprochement entre ces deux personnages. Les regards noirs que lancent Blaise et Lisette renforcent cette idée, ainsi que l'air outré de Blaise. Au contraire, Merlin et Colette se regardent très profondément : ils jouent un rôle, mais on remarque qu'il nait entre eux de réels sentiments. Nous avons cherché à vraiment montrer que ces quatre personnages sont liés, en insistant sur le fait que Blaise et Lisette regardent leur conjoint respectif.

Nous avons hésité entre cette photo et une autre, où l'on voyait Lisette et Blaise de dos, regardant Merlin qui enlaçait Colette. Cela renforçait l'idée de modernité, mais effaçait complètement les regards indignés des deux spectateurs.

 

• Dans un deuxième temps, pour l'enregistrement audio, nous avons choisi cette partie de la scène car elle représentait bien l'idée que nous en avions : l'indignation de Lisette et Blaise, la notion de théâtre dans le théâtre, le rapprochement entre Colette et Merlin. Nous avons coupé l'extrait sur cette réplique car elle nous semblait convenir pour clore cet enregistrement, en donnant vraiment l'explication : il s'agit d'un jeu théâtral, rien d'autre. Les effets de voix n'ont pas été laissés au hasard : la première réplique de Merlin (Esteban) est très exagérée, afin de montrer qu'il s'agit bien d'un jeu dans le jeu, voire d'un faux jeu, car on remarque que lorsqu'il s'adresse à Lisette, il prend une voix beaucoup plus « normale ». Cela pousse le contraste entre les comédiens et les spectateurs, car on sait que Colette et Merlin font semblant, tandis que Blaise et Lisette semblent croire qu'ils s'aiment réellement. Colette (Margaux), quant à elle, semble vraiment prise dans le jeu, et on remarque à peine la différence de ton selon qu'elle s'adresse à Merlin ou aux spectateurs. Blaise (Philippine), insiste vraiment sur le « Mademoiselle Lisette », comme pour montrer qu'il est inférieur à elle (il fait partie d'une classe sociale moins élevée que la sienne), et que cela le vexe, l'embarrasse, l'énerve. De plus, cela marque aussi le fait qu'il lui reproche quelque chose : de laisser Merlin jouer avec sa promise à lui, peut-être ? Pour finir, les répliques de Lisette (Mona) sont toutes dites sur un ton sec, pour insister sur son énervement, mais aussi sa jalousie.

 

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Mona 09/05/2012 21:17


Le son est bon pour moi, peut-être un souci d'ordi..

dictionnaire 09/05/2012 10:31


Le son n'est pas très clair, on n'arrive pas à entendre ce qu'ils ont dit