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Publié par Adèle - Florence

 

 

ARLEQUIN. Vous vous trompez, prodige de nos jours, un amour de votre façon ne reste pas longtemps au berceau ; votre premier coup d'oeil a fait naître le mien, le second lui a donné des forces et le troisième l'a rendu grand garçon ; tâchons de l'établir au plus vite, ayez soin de lui puisque vous êtes sa mère.

 

 

Florence_-_Adele_-_Acte_II_Scene_3.JPG

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Cliquer ci-dessous

pour écouter l'enregistrement sonore

du texte de Marivaux :

 

GIF-haut-parleurs8.gif

 

 

Note d'intention :

   

 

Pour la lecture

 

     Nous avons essayé, à travers notre lecture, de faire ressortir le caractère enjoué  d'Arlequin et celui, moins expressif, de Lisette.

 

     Ce passage est surtout amusant de par le comportement d'Arlequin, c'est pourquoi nous avons essayé de prendre un ton assez léger, parfois excessif dans ses déclarations. Arlequin prend un ton guilleret, ce qui le rend ridicule. Lisette est plus posée, assez "niaise", et plus effacée face à lui. Pour tout les deux, le débit est rapide, tout comme leur empressement pour s'avouer leur amour, parce qu'ils ne sont que  des serviteurs et ne savent pas maîtriser leur émotions. Ils sont honnêtes et ont besoin de partager leurs sentiments.

 

     Par exemple, lorsqu'Arlequin utilise des mots doux pour nommer Lisette, c’est avec un ton exagéré et badin, à l’image de son personnage. Il parle d’un enfant qui grandit et dont Lisette serait la mère, puis d’un vin délicieux. Il emploie la personnification de l'amour et des yeux de Lisette comparés à des voleurs de raison…. Le valet utilise un langage fleuri, riche en images, à la limite du ridicule. C’est une parodie du langage précieux. On peut le voir notamment à travers les expressions "cher  joujou de mon âme", ou « quel dommage de n’en avoir que roquille ». 

 

Pour la photographie

 

    La photographie est assez explicite puisque qu’elle « colle » au texte.  En effet la didascalie « lui baisant la main » nous a aidé à choisir notre positionnement. Arlequin est agenouillé devant Lisette, comme il le fera dans la scène 5 de l’acte II, et s’apprête à lui baiser la main, fier de lui. Lisette paraît à la fois gênée mais heureuse, comblée qu’un homme puisse s’agenouiller devant elle mais confuse car il s’agit (pour elle) d’un maître, et cette situation lui semble invraisemblable.

 

     Pour « jouer » cette scène, nous avons décidé de nous travestir à notre tour et de nous mettre dans la peau des personnages. De plus, comme cette scène est une parodie du marivaudage, nous avons choisi quelques accessoires (assez discrets) pour rendre la photographie comique. En efffet, si l’on regarde bien la bouche de Lisette, on peut voir une dent noire, qui trahirait son costûme de maîtresse, et de même pour Arlequin, qui a dans sa bouche un brin d’herbe, ce qui fait ressortir son côté paysan, « plouc ». Notre seul regret est qu’on ne voit pas sur l’image le vernis à ongle de Lisette, censé être jaune flash et qui montrerait une grosse faute de goût de sa part (quoique ce serait peut-être un anachronisme aussi) et on ne voit pas non plus qu’elle porte des chaussettes affreuses, beaucoup trop tape-à-l’œil. A défaut d’éventail, nous avons trouvé une sorte d’ombrelle pour agrémenter la tenue de la fausse Silvia. 

 

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Justine 05/05/2012 14:12


Original ! J'aime !

Esteban 04/05/2012 20:23


Trop marrant la photo!