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Publié par Lisa - Lucie - Margaux

9782047303719FS

 

 

" Ma mère, asseyez-vous ce soir à la place où vous étiez cette nuit, et si mon spectre revient, dites-lui qu'il verra bientôt quelque chose qui l'étonnera."

 

http://ddata.over-blog.com/1/38/87/45/Representer-Lorenzaccio/Lorenzaccio_Margaux_S_lisa_Lucie.jpg

hhh

Cliquer ci-dessous

pour écouter l'enregistrement sonore

du texte de Musset

 

GIF-haut-parleurs8.gif

 

Note d'intention :

 

 

Nous avons décidé de représenter les deux premières pages de la scène 4 de l’acte II. Elle nous a semblé intéressante car non seulement c’est dans cette scène que Lorenzo évoque pour la première fois son projet de meurtre (à mots couverts), mais aussi parce que les personnages y sont bien représentés. Les deux faces de la personnalité de Lorenzo apparaissent : son masque de débauché d’abord, puis son véritable visage. Enfin, c’est une scène émotionnellement riche dans laquelle sont mises en évidence les relations qu’entretiennent le héros et sa mère.

 

            Dans l’enregistrement, nous avons joué sur les intonations et la respiration. Maris devait être sèche au début de la scène, aigrie par les sentiments de tristesse et de déception enfouis en elle. Mais, lorsqu’elle raconte sa vision, sa tristesse remonte et on sent à certains moments des larmes dans sa voix. Catherine, elle, doit paraître complètement innocente, voire perdue : elle ne comprend pas bien la scène à laquelle elle assiste. Enfin Lorenzo, conformément aux deux personnalités évoquées, sonne d’abord vicieux puis dégoûté du monde lorsqu’il dit « le monde me fait horreur ». Après que Marie lui a raconté sa vision, sa respiration s’altère, traduisant sa surprise et son anxiété.

            Pour la photo, nous avons placé une lampe au-dessus de Lorenzo et Marie car la scène se déroule essentiellement entre eux deux. Catherine, elle, se tient en retrait à gauche et de profil parce que son rôle n’est pas primordial. Son regard perdu et sa bouche entrouverte connotent un manque de personnalité. Marie est assise, dans une posture rigide. Outre le fait que ça soit la plus âgée, le poids des soucis la force à s’asseoir : elle n’a plus la force de se lever mais reste droite et digne. Son regard est à la fois dur et perdu en elle-même : elle ne le tourne pas vers Lorenzo, ce fils qui lui fait honte. Lorenzo, en tant que personnage principal, est placé au milieu. Le fait qu’il soit à genoux et fasse de grands gestes éloquents le présente comme le parfait héros romantique. Surpris, le regard fou, il est tourné vers sa mère comme pour lui assurer qu’il n’est pas celui qu’elle croit. Nous avons également voulu jouer sur les costumes et le maquillage. Lorenzo et sa mère ont le teint très blanc : l’un parce qu’il mène une vie de débauché, l’autre parce qu’elle est malade. Les deux sont également habillés en noir : le héros romantique porte le deuil de sa génération, et sa mère est une veuve rigide et triste. Les deux ressemblent presque à des cadavres.  Les cheveux en bataille et les yeux soulignés de noir de Lorenzo évoquent sa folie, et ses ongles rouges connotent le sang du crime à venir. Catherine, elle, offre un contraste saisissant : sa robe rouge apporte un souffle de vie à la scène, mais elle annonce aussi le sang qui coulera plus tard. C’est aussi le rouge de la séduction puisque, par ses charmes, elle deviendra l’instrument involontaire de la vengeance de Lorenzo.

 

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J


Super photo!



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F


Vraiment très intéresssant !! Et quelle jolie photo ! ;)



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