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Publié par Jeanne

 

Il y a peu, je suis allée voir une représentation de la comédie de Molière,  Le Misanthrope, au grand théâtre du Quartz à Brest. Cette représentation théâtrale de la pièce était mise en scène par Jean-François Sivadier.  

 

La pièce, pour la première fois jouée en 1666 au Théâtre du Palais-Royal, nous parle d'Alceste, misanthrope aguerri. Cet homme, voulant rompre avec le monde, hait l'humanité tout entière, dénonce l'hypocrisie des Hommes et veut en finir avec la frivolité de la société mondaine. Malgré sa misanthropie, Alceste, qui n'aime que la vérité et la sincérité, s'éprend de la coquette et hypocrite Célimène, qui représente tout ce qu'il déteste. Il souhaite alors que cette jeune veuve ne se consacre qu'à lui, ce à quoi elle ne peut se résoudre...

 

 

Malgré le fait d'avoir lu cette comédie de Molière, un des plus grands classiques du genre théâtral français, je n'avais jamais eu l'occasion d'en voir une mise en scène. C'était donc une représentation à ne pas louper et je fus loin d'être déçue. En effet, ces deux heures et demi de spectacle ont été pour moi un vrai régal. Comme l'a dit un journaliste de France Inter : " Jean-François Sivadier a totalement dépoussiéré la pièce. " 

Loin du modèle d'une " pièce philosophique " et totalement classique, comme je me l'étais imaginé, cette mise en scène mêle et réconcilie tradition et modernité. Le ton est donné dès les premiers instants de la pièce lorsque Alceste, interprété par Nicolas Bouchaud, danse en kilt sur le morceau " Should I stay or Should I go ", du groupe britannique The Clash.

La drôlerie et l'explosivité de ce personnage n'est pas en reste tout au long de la pièce, et Nicolas Bouchaud ainsi que les autres acteurs de la pièce ont un jeu de scène exceptionnel. Je retiens surtout la prestation de Stephen Butel, jouant le rôle d'Acaste, que j'ai trouvé incroyablement drôle dans la dernière scène de l'Acte V, lorsqu'il dévoile le contenu du billet écrit de la main de Célimène, à savoir les quatre vérités de chacun des personnages.

J'ai également trouvé les décors sublimes. Que ce soit l'ondulation des rideaux bleus en soie, le léger clapotis des petites fontaines présentes au quatre coins de la scènes, les lustres à pampilles ou encore le sol couvert de paillettes dorées, tout était travaillé avec minutie et utilisé avec sens. Par ailleurs, les jeux de lumières étaient fabuleux et les costumes somptueux. Enfin, et là est l'une des principales singularités de la mise en scène, j'ai trouvé très amusant que les acteurs jouent avec nous sur la fins des alexandrins. Un moyen judicieux pour nous approprier ce classique théâtral et de nous rapprocher des personnages.

 

http://www.divergence-images.com/wimages/470-470/558239.jpg« L’ami du genre humain n’est point du tout mon fait. »

 

On en redemande !

 

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Commenter cet article

Anne-Gabrielle 29/05/2013 16:10


Ton article m'a donnée envie d'aller le voir, dommage que se soit trop tard...

Jeanne 29/05/2013 13:44


Hihi, oui, c'était inimaginable, mais comme quoi... ! :)


Je l'avais étudié l'année dernière et adoré également ;)

Morgane 28/05/2013 17:38


Si j'avais su qu'ils allaient passer du Clash, j'aurais pris un billet, tiens...


Sinon, j'ai beaucoup aimé étudier cette pièce pour un exposé l'année dernière. Un de mes favorites de Molière! :)