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Publié par Joséphine

 De grosses larmes d'énervement et de peine ruisselaient dans mon âme allant jusqu'à noyer mes émotions.

Mais, à cause des regards, elles ne s'écoulaient pas. Elles s'étalaient, se rejoignaient et formaient une barricade autour de ce coeur dévasté.

Il y a eu encore l'église glaciale et les villageois aux regards vides sur les trottoirs, les géraniums rouge allégorie de la mort sur les tombes du cimetière, l'évanouissement de Pérez ( j'aurais aimé trouver cet apaisement ) , la terre couleur de sang qui roulait sur la bière de maman, la chair blanche des racines qui s'y mêlaient, encore du monde, des voix, le village, l'attente devant un café, l'incessant  ronflement du moteur, la nausée, et mon désarroi quan l'autobus est entré dans le nid grouillant de lumières d'Alger d'habitude si rassurant et que j'ai pensé que j'étais orphelin maintenant.

 

 

J'ai essayé de m'inspirer de la description de Pérez lors de l'enterrement de la mère de Meursault pour décrire les sentiments de ce dernier.

Comme pour tenter d'expliquer pourquoi il ne pleurait pas.

Texte initial :

" De grosses larmes d'énervement et de peine ruisselaient sur ses joues.

Mais à cause des rides elles ne s'écoulaient pas. Elles s'étalaient, se rejoignaient et formaient un vernis d'eau sur ce visage détruit. Il y a eu encore l'église et les villageois sur les trottoirs, les géraniums rouges sur les tombes du cimetière, l'évanouissement de Pérez ( on eût dit un pantin disloqué ) , la terre couleur de sang qui roulait sur la bière de maman, la chair blanche des racines qui s'y mêlaient, encore du monde, des voix, le village, l'attente devant un café, l'incessant ronflement du moteur, et ma joie quand l'autobus est entré dans le nid de lumières d'Alger et que j'ai pensé que j'allais me coucher et dormir pendant douze heures. "

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