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Publié par i-voix

LA PARABOLE DE L'EVANGILE

 

http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/71/Gutenberg_Bible.jpgSource image


 

Le Fils Prodigue est l'une des paraboles les plus connues du Christ, également appelée parabole du Fils Perdu, ou de l’Enfant Prodigue. L'histoire se trouve dans l'Évangile selon Luc 15:11–32 du Nouveau Testament de la Bible. La parabole met en scène deux personnages, le fils aîné, qui suit les commandements de son père, et un deuxième, le fils prodigue, qui lassé part à la découverte du monde . Après avoir dilapidé sa fortune, il se retrouve sous le joug d'un autre maître, plus dur, qu'il finit par abandonner pour retourner vers son père riche et doux. Celui-ci, heureux du retour de son fils, lui prépare une fête, ce que l'ainé ne comprend pas. La parabole se finit sur l'explication du père, il fallait festoyer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et il est vivant, il était perdu et il est retrouvé. Mais elle laisse en suspens la réaction finale du fils ainé.

 

 

LE TABLEAU DE REMBRANDT

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/91/Rembrandt_Harmensz._van_Rijn_-_The_Return_of_the_Prodigal_Son.jpg

Source image

 

 

Le retour du fils prodigue est un tableau de Rembrandt inspiré par cette parabole :  la toile de 2,62m x 2,05m, peinte vers 1667, se trouve au musée de l’ermitage à St Petersbourg.
Une analyse intéressante du tableau par Venceslas Deblock est à lire sur ce site.
Extrait :

"On commente souvent cette œuvre en parlant des deux mains du père : l’une serait plus masculine, l’autre plus féminine. Peut-être n’est-ce qu’une opinion. Mais on observe la même part de féminité ou de maternité du père dans l’attitude du fils qui vient se nicher contre le ventre paternel, attitude convenant plus à une mère qu’à un père. Cet homme redevenu enfant vient s’appuyer contre les entrailles matricielles à qui il doit sa renaissance.

Regardons maintenant le fils : il est peint comme une sorte de condamné, ses cheveux rasés comme un sorti de prison, sa tunique déchirée, un pied nu, l’autre à moitié (les pieds nus dans la peinture du 17ième siècle signifiant souvent l’attitude d’adoration prêtée aux anges), prosterné. Le vide d’une sandale nous permet de contempler qu’il a été nécessaire à ce fils de parvenir à cette pauvreté, de se sentir vide et vidé, pour trouver la force de vouloir échapper à ces emprisonnements et ainsi redevenir assez petit enfant pour se blottir tout contre son père, la tête nichée tout contre son corps. Enfin délivré de ses fausses richesses, celles de ses plaisirs, il peut maintenant comprendre la vraie richesse du Père : celle de son amour sans condition. Et le manteau royal posé sur les épaules du Père peut maintenant envelopper à nouveau le fils." (Source)

 

 

LA PIECE DE WADJI MOUAWAD

 

http://media.voir.ca/pictures/47/47380_5.jpgSource image


 

"Lorsque la pièce s’ouvre, Herwan est en train de finir d’écrire laborieusement une thèse de doctorat en sociologie de l’imaginaire afin de pouvoir décrocher un poste à l’université. Sa thèse porte sur la grande figure du théâtre canadien Robert Lepage et a pour thème : « L’espace comme cadre identitaire dans les solos de Robert Lepage ». Il se propose d’aller l'interviewer à Saint-Pétersbourg, en Russie, où il prépare un spectacle. Au moment de partir, le protagoniste  apprend que son père est dans le coma suite à une attaque cérébrale. Il part quand-même, mais Lepage ayant quitté la Russie entre-temps, il ne peut le rencontrer. Pour oublier ses frustrations et ses malchances, il se rend au musée de l’Ermitage où se trouve le tableau de Rembrandt Le Retour du Fils prodigue qu’il aime tant.

 

Devant ce tableau, Herwan retrouve ses instincts d’enfance. Il se barbouille de peintures de toutes les couleurs avant de traverser le cadre pour prendre place sur la toile de Rembrandt, signifiant par ce geste symbolique son propre retour au pays natal et sa réconciliation avec l’enfant qu’il fut. Cette plongée lyrique à l’intérieur de soi-même, métaphorisée par ces tonnes de peintures que le personnage déverse sur lui-même et sur les parois transparentes des murs en bois, constitue un revirement dans le mouvement dramatique du texte, faisant passer la pièce de la comédie de moeurs à un drame surréaliste, voire même psychédélique. " (extrait d'un article de Tirthankar Chanda pour RFI)

 


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