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Publié par Morgane M

LORENZO POEMES

 

Présentation de Gérard de Nerval :

 

       Gérard de Nerval est né le 22 mai 1808 et a passé son enfance à Mortefontaine dont les paysages furent sources d'inspiration après la mort de sa mère.  Au collège, il sera un éléve studieux et il fera la connaissance de Théophile Gauthier. A Paris il méne une vie de bohème, et entre en relation avec des membres du Cénacle tels que Victor Hugo et Nodier. Après un voyage en Italie, il fait la connaissance de l'actrice Jenny Colon : c'est la révélation.  Mais elle le quitte, et malheureux, il gagne l'Orient. Les Chimères sont des poémes publiés en 1854 à la suite des Filles du feuMais la mort de Jenny le plonge dans un chagrin inconsolable : submergé par des crises de folies, il se pend le 26 janvier 1855.

 

El Desdichado 

 

Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé,
Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Étoile est morte, – et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m’as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon cœur désolé,
Et la treille où le Pampre à la Rose s’allie.

Suis-je Amour ou Phébus ?… Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
J’ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène…

Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée

Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

 

 

 


Présentation de Lorenzino de Médicis :

 

     Lorenzino de Médicis, dit Lorenzaccio est né le 23 mars 1514 à Florence et est mort le 26 février 1548 à Venise. Il était un homme politique, un écrivain et dramaturge appartenant à la famille florentine des Médicis, qui fut mêlé aux intrigues et complots qui secouèrent cette grande famille à l'époque de la Renaissance. Il était le cousin du Duc de Florence, Alexandre de Médicis. Dans son oeuvre El Desdichado, qui inspirera beaucoup Gérard de Nerval, Lorenzino exprime le mal qui le ronge, et sa haine envers son cousin.

 

El Desdichado  

 

Je suis le ténébreux, l'orphelin mal-aimé,

D'Alexandre cousin, de Médicis un fruit,

Mon père est mort hélas, et Marie, décédée :

Suis-je à Florence le soleil noir de minuit ?

 

Cette nuit, dans ma chambre, Alexandre est bien là.

Rends- moi mon innocence et mon pays, Florence.

Mon épée est là : dors, ton heure sonnera !

  Reçois, ami, mes condoléances, d'avance.

 

Suis-je Amour ou Haine ?... Hestia ou Satan ?

Mon doigt est rouge encor du Duc et sa morsure,

J'ai rêvé ne jamais m'en remettre, ô impur.

 

Depuis le temps, enfin, j'ai vaincu Léviathan.

Fermant la porte à clef de ma vie sans regrets

Aux soupirs de l'Absent et aux cris des sonnets.

 

 

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