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Publié par Sarah

« Mes habits ne sont pas à moi. »

 

Cette simple phrase, prononcée dans un contexte qui lui donne un sens banal, l’impose pourtant comme une des phrases-clefs de la pièce. Elle traduit tout le mal-être de Harwan, ce sentiment qu’il a d’être un autre. Il est si mal dans sa peau, cette peau qui ne lui appartient pas, qu’il se met à nu.

 

Cette mise à nu, qui se présente physiquement durant la pièce, prend elle aussi une dimension psychologique. Le personnage (et l’auteur lui-même par le biais de Harwan je pense) se déshabille devant le spectateur.

 

Mais si on ne porte pas de vêtements, on n’est personne. C’est sûrement cette pensée qui a généré la « crise » finale de Harwan. Pour moi, c’est pour cela qu’il se peint le corps : pour s’habiller, pour retrouver l’identité qu’il a laissée derrière lui, en enfance. C’est pour cela aussi qu’il peint les murs avec lesquels il finit par se cloisonner : il redonne ses couleurs à son for intérieur.

 

 

http://www.nac-cna.ca/fr/theatrefrancais/0910/littoral/img/seuls/seuls_13.jpglien

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MLB 17/01/2011 17:03



Belle interprétation !