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Publié par Robin



Et oui, chers lecteurs, vous avez bien lu. Candide, cet homme si naif, si bon, si dévoué, est en fait un beau petit enfoiré. Non content de sa vie reculée près de Constantinople avec son épouse, la célèbre Cunégonde, ainsi que ses amis, avec entre autres, l'éminent docteur Pangloss, il semble qu'il ait usé de sa couverture de "mec sympa" pour profiter de la situation (En même temps, on peut le comprendre, d'après les derniers clichés de sa femme...). Mais, accrochez vous bien, le pire n'est pas encore annoncé. En effet, Candide ne trompe pas sa femme avec une inconnue, mais bien avec la propre soeur cachée de sa femme, j'ai nommé Frénégonde de Thunder-ten-tronck ! Votre serviteur s'est dépéché auprès de cette dame pour acquérir plus d'informations:

- Interviewer : "Avant toute chose, je vais poser la question qui brûle les lèvres de tous : Vous chaussez du comb... Euh non, qui êtes vous donc ?  On n'a jamais entendu parler de vous auparavant, et nous ne connaissions pas de soeur à cette chère Cunégonde ! Eclairez donc notre lanterne.

- Frénégonde : En effet, je n'ai découvert que très tard que j'étaitsl'héritière de Thunder-ten-tronck. Cunégonde et moi sommes jumelles, et la tradition voulait qu'il n'y'ait qu'un seul successeur en cas de décès de mon frère. Je fus donc abandonnée en forêt un sombre jour d'hiver, et un curé me retrouva par hasard.

- I : Oh, quel tragique destin pour un nouveau-né !

- F : Et ce n'est pas tout. A l'instar de mon amant, j'ai vécu bien des malheurs. En effet, le curé qui m'a recueillie n'était pas vraiment de bonne foi, si vous voyez ce que je veux dire... Je m'enfuis donc à l'âge de 8 ans et me glissai dans une charette qui transportait du purin en direction de Paris, ou je vécus pendant dix ans dans la rue, avec pour seuls compagnons les rats et mes modestes habits humides. Cependant, à l'âge de 18 ans, je fus amenée à retourner dans mon pays, et découvrit avec horreur que mes parents avaient étés assassinés par les Bulgares.

- I : Ceux là mêmes qui vous abandonnèrent à votre naissance ?

- F : Je ne peux point leur en vouloir, la coutûme est ainsi. Après cela, je suivispartout dans le monde la trace de ma soeur. Je fus guidée par un charmant gentilhomme hollandais et un abbé français, chacun de très bonne foi et assurément deux honnêtes hommes. Cependant, leurs frais étaient quelques peu... Colossaux.

- I : Bien. Et comment en êtes vous arrivée à connaitre Candide ?

- F : Et bien, à ce moment là, j'avais réussi par un concours de circonstances à gagner le titre de marquise. Il se trouvait que j'étais en manque d'argent, et je recevais ce jour là. J'aperçus dans la salle un jeune homme pourvu de deux gros diamants aux doigts. Je sautais donc sur l'occasion pour les négocier à l'amiable. Mais quelle trouvaille formidable je fis cette nuit là ! Candide est un amant extraordinaire, et ignorant tout de ses buts et de ses liens avec ma soeur, je me lançais à sa poursuite.

- I : Intéréssant. Et vous l'avez donc finalement retrouvé à Constantinople ?

- F : Effectivement. Au départ, notre relation était clandestine, et ma soeur débordait de joie de me retrouver. Mais quand nous fûmes surpris, vous comprendrez que la situation a quelque peu... Tournée au vinaigre.

- I : Je l'admets. Et qu'envisagez vous pour la suite ?

- F : Candide et moi nous nous aimons, c'est un fait, et ma soeur ne pourra rien y faire. Elle est horriblement laide tandis que moi, j'ai gardé la beauté qui la caractérisait étant jeune. Je suis l'incarnation du rêve de Candide.

- I : Et l'incarnation de la modestie également ! Un petit mot pour conclure ?

- F : Oui ! J'adresse un salut à Cacambo, qui a su être très gentil avec moi lorsqu'entre moi et Candide, les choses n'allaient pas très bien."

La vie familiale de Candide est elle en passe de s'écrouler ? Ou alors cette femme sonne -t-elle un nouveau départ dans sa vie ? Nous vous tenons au courant.

 


                                                                                                             Jean-Michel Pipaule.

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R

Il a été réspécté je crois non ?


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M

Savoureux ! Je reconnais bien là votre sens de l'humour...
On aurait aimé une image et il faudra veiller à respecter le calendrier de publication...


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