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Publié par Marine - Léna - Nolwenn- Justine

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LA RELIGION DANS GARGANTUA

 

 

Ce parcours de synthèse a été réalisé à partir d'études de Gérard Milhe Potingon (Profil Bac Hâtier), Denis Merle (40 questions/ 40 réponses Ellipses), Catherine Durvye (Réseau diagonales Ellipses).

 

Rabelais est-il non croyant ? C’est ce que pensent certains lecteurs de Gargantua car ce dernier fait une critique et propose une autre façon d’aborder la religion. C'est ce que nous allons voir dans cette fiche-résumé.

 

1)   La critique :


a-     Les théologiens :


          En premier lieu, François Rabelais critique la Sorbonne, car cette faculté de théologie tient à conserver des privilèges obtenus par le passé. Ils veulent également conserver une indépendance, au point de pratiquer la censure. Les membres de la Sorbonne s’opposaient aux idées humanistes et à toutes les nouvelles réformes de la religion. Toute idée qui ne leur convenait pas était considérée comme hérétique. L’image que l’on se fait des théologiens Thubal Holoferne et Jobelin Bridé est loin d’être positive : en effet, ils donnent l’impression d’ « abrutir » leurs élèves. Dans le chapitre 15 : Gargantua n’est pas éduqué correctement. Le premier paragraphe de la page 145 illustre parfaitement que l’éducation de Gargantua n’est pas convenable : « Alors, son père put voir que, sans aucun doute, il étudiait très bien et y consacrait tout son temps ; malgré tout, il ne progressait en rien et, pire encore, il en devenait fou, niais, tout rêveur et radoteur ». En d’autre thermes, Rabelais affirme que le clergé est ignorant et possède des lacunes intellectuelles.

 

b-    Les moines :


          Il reproche aux moines les récitations de prières mécaniques, il leur reproche aussi leur hypocrisie, leur paresse et leur ignorance. Les moines de l’abbaye de Seuilly sont lâches, en effet, lorsque les hommes de Picrochole s’attaque à l’Abbaye, ils se réfugient pour tenir une réunion (dans le chapitre 27 à la page 223). Les moines arrivent après la guerre, quand Frère Jean a fini de combattre (chapitre 27 page 229). C'est une façon de ne pas affonter la guerre, ils sont lâches.  Rabelais montre la stupidité des moines dans l’emploi d’expressions latines qui n’ont aucun sens et qui sont censés éloigner les ennemies (chapitre 27 page223). Un autre défaut de ces moines est mis en avant, c' est l’hypocrisie ; ils confessent les mourants alors qu’ils s’apprêtent à les tuer ou les achever.

 

c-     Frère Jean :


             Frère Jean est l’exemple d’un moine qui contracte des défauts et des qualités : il ne cache pas qu’il ne veut pas être savant, il ne cache pas non plus son alcoolisme et jure tout le temps. Ce moine est peu respectueux de la religion. En effet, il dit les messes et récite les prières très rapidement. C’est un personnage grossier dans ces propos, par exemple : « ventre Dieu » ou « diable » ou encore « je me donne au diable » (au chapitre 27). De plus, pour se battre, il utilise le bâton de la croix pour blesser et tuer alors que c’est un symbole religieux. Frère Jean donne une image d’ivrogne, car il est horrifié que les hommes de Picrochole s’en prennent aux vignes de l’abbaye. De plus nous pouvons remarquer que le champs lexical du vin domine. Les mots utilisés sont : « vendanges » (à plusieurs reprises) ou « boire » et « le servie du vin » (au chapitre 27).  Mais ce moine est aussi un symbole de joie de vivre.


 

2)   Les conseils :

 

a-     Un retour aux Saintes Écritures :


              Nous savons que le mouvement humaniste est caractérisé par un retour aux textes anciens, Rabelais nous le remémore dans son œuvre. Il conseille de lire les Évangiles mais surtout il veut que l’on comprenne ces écrits, plutôt que d’avoir des superstitions autour des saints. Nous  le remarquons dans l’éducation de Gargantua avec Ponocrates : l’élève a une relation directe avec les textes sacrés (chapitre 23 page195). Il se créer un rapport entre le croyant et ses textes. De plus, la religion est vivante : Rabelais trouve que les prières énoncées à heure fixe sont inutiles, elles doivent être spontanées et sincères.

 

 

b-    Les devoirs des chrétiens :


                 Dans son livre, François Rabelais rappel le premier devoir chrétien : celui de secourir son prochain. Il le fait à travers Grandgousier et Gargantua qui tiennent à protéger leur peuple mais aussi les autres, comme le peuple vaincu pendant les guerres Picrocholines. Dans le chapitre 50, nous avons un exemple de la générosité de ces rois : les gargantuistes aident le peuple de Picrochole à rebâtir leur ville détruite par la guerre.

 

 

c-     La religion selon Rabelais :


                On peut dire que la religion de Rabelais est très personnelle. Il a sa propre vision du catholicisme. De plus, il a énormément confiance en la nature humaine. Sa religion a  une dimension beaucoup plus populaire et réaliste que celles d’autres humanistes. Et même si certaines personnes le pensent : la vision de Rabelais sur la religion n’a rien de l’athéisme. Il revendique la liberté du chrétien, il est affranchi des anciennes lois. L’abbaye de Thélème est un exemple concret de libération, étant donné que leurs lois se résument à « fais ce que voudra » c'est à dire faire ce que bon leur semble. Dans cette abbaye, toutes les règles de la vie monacale sont brisées. Par exemple, les thélémites n’ont pas à faire de vœux de chasteté : l’abbaye est mixte (page 377). Cette abbaye relève de l’utopie où l'on retrouve les grandes idées humanistes comme l’intérêt pour toute forme de connaissances.

 

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