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Publié par Guilhem

 

 

MONSIEUR ORGON

 

            Calme, sage, bon, généreux et grand père de deux charmants et joueurs enfants d’une vingtaine d’années, je ne désire rien de plus qu’une merveilleuse, délicate et attentionnée épouse pour combler le gouffre de ma vie.

            Tolérant, parfois même plaisantin, toujours juste et droit, je ne désire que finir mon ensoleillée jeunesse dans la paix et la quiétude.

            Chaque jour dans la plus douloureuse attente d’un amour disparu, dans l’espoir toujours plus grand d’une joie retrouvée, madame, je vous salue bien bas,

 

Orgon.

 


 

 

SILVIA

 

Timide, loquace, énergique, discrète mais charmante, modeste, délicate et de condition jeune femme au cœur bon, généreux et noble, recherche l’enchanté ami qui lui fera traverser la vie. Joie, poésie et humour sont autant d’indispensables qualités que le prétendant devra porter, alors que la musique des sens terrestres

La beauté n’est qu’apparence, superficialité, cela importe si peu que le futur ne devra que se contenter de la plus extrême gentillesse, de la plus sincère sollicitude, les affres du souvenir d’un temps libre, simple et béni étant des plus vivaces.

Dans la royale, salvatrice mais terrifiante attente de ta venue mon prince,

 

Silvia la douce.

 

 

 


 

 

DORANTE

 

            Jeune valet de condition, à la langue précieuse et affectée, adepte de la beauté du verbe et de la répartie ; maître des soupirs et du rire aux multiples talents (dont le déguisement et les jeux du hasard), à l’âme bonne et généreuse ; cherche une femme à l’esprit tourmenteur, rêveur, et tout aussi cachée que lui.

            Bien sûr, avant toutes choses on se livrera aux usages, et l’on laissera le plaisir se distiller et se chercher, quant bien même on risque la scène.

            Se présenter en livrée comme en toilette n’est point indispensable, on peut passer outre, comme on peut se lancer sans réellement connaître la dulcinée.

            Dans l ‘espoir et la tendre –mais chevaleresque– attente de notre future rencontre, veuillez accepter mes plus profondes ainsi que mes plus sincères –mais respectueuses et retenues– tendres embrassades.

 

Dorante, votre dévoué laquais.

 

 

 


 

LISETTE

 

            Je ne suis qu’une pauvre, illettrée et simple servante, suivante, dame d’honneur, coiffeuse, maquilleuse, rivale, confidente et amie de ma Dame, mais mon certes rugueux et rêche cœur à a offrir beaucoup plus que  ma pauvreté. Je ne demande rien de plus qu’un bon mari, un bel homme simple comme moi qui jamais ne me fera souffrir, qui me permettra de fonder un beau foyer.

            Et un mari étant un mari, hommes, j’attends vos missives, évidemment enflammées,

 

Lisette.

 

 


 

 

ARLEQUIN

 

            Ah, l’amour : femmes, je vous aime ! J’aime aimer, j’aime les choses simples et bien faites, les affaires bien et vite conclues. Je ne demande rien de plus qu’une femme assez gentille pour m’aimer, assez modeste pour m’apprécier.

            Mesdemoiselles, mesdames, je vous en conjure, osez poser vos merveilleux yeux sur votre dévoué futur !

            Rapides seront nos fiançailles, tout aussi efficaces seront nos épousailles, et ensemble, nous vivrons ainsi, heureux et fiers comme ces nobles,

 

Arlequin.

 

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