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Publié par Corentin R

 

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Le Jeudi 03 Octobre, la classe et moi-même avons asisté à un spectacle mis en scène par Benjamin Lazar intitulé "Pantagruel"  et tiré du roman du même nom, écrit par François Rabelais en 1531. 


Beaucoup d'aspects de cette "pièce" méritent une attention toute particulière, y compris le très réussi jeu des lumières. Comme le disait le metteur en scène (et on le croit sur parole) c'est assez difficile d'utiliser des projecteurs modernes et des effets visuels modernes, dans une salle moderne, sur un texte qui a près de 500 ans. Le pari était donc osé, mais s'est avéré gagnant : la première scène, celle de l'épilogue, commence alors que la salle entière est plongée dans le noir complet. L'acteur principal, à savoir Olivier Martin-Salvan, se révèle à nos yeux quelques secondes plus tard grâce à une petite lampe qui n'éclaire que son visage, laissant une part de mystère quant à sa physionomie et au décor. Cette scène nous plonge en quelque sorte dans l'imaginaire de l'histoire de Rabelais, nous laissant dans le doute avec la promesse d'y voir plus clair à condition de rester assis les yeux et les oreilles grands ouverts. Peu à peu les éléments qui nous manquaient se dévoilent, et ce grâce à un éclairage peu intense qui restera plus ou moins tel quel jusqu'à l'impressionante scène de la tempête : La lumière s'éteind et se rallume très rapidement pendant des dizaines de secondes, donnant ainsi une impression de flashs representant sans doute les éclairs jaillissants de toute part. On a la sensation d'être au beau milieu d'un concert de musique électronique mais, à la place des sons saccadés, on est gratifié de répliques rablésiennes. Le mélange est donc saisissant. Comme le dit l'expression, après la pluie vient le beau temps : après s'être énergiquement frotté les yeux pour essayer de retrouver un semblant de vue, on revient à la luminosité initiale, calme et envoutante. Une scène passe puis le noir nous enveloppe comme au début de la pièce, mais définitivement cette fois. Enfin, au moins jusqu'aux triomphants rappels...

 

 

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