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Publié par i-voix

Affiche i-voix.net

 

 

Définition  :

 

et si un écrivain

était quelqu'un

qui transformait ses lectures en écritures ?

 

 

Hypothèses :

 

et si à l'ère du numérique,

le livre était enrichi par le lecteur lui-même ?

 

et si chacun  augmentait ainsi sa propre réalité ?

 

 

Devinette :

 

saurez-vous reconnaître

les auteurs qui ont inspiré les textes suivants

aux lycéens-lecteurs-écrivains d'i-voix,

les oeuvres qu'ils ont enrichies de ces productions

(imitations, inspirations, fragments perdus...) ?

 

 


 

 

l'interminable hystérie des nuits

la langueur des jours

incessants          et lourds

la pendule          qui

tranche l'air disparu

 

l'encre          à l'angle

de tes doigts          et

la rose          qui aveugle

ta bouche

 

j'ai l'oubli éternel et le souvenir épais des éclats .

 

le_temps_qui_passe.jpg

source

 

Juliette V

 


 

Tu m'observes toujours comme si tu cherchais à inscrire dans ta mémoire le moindre de mes mouvements. Tu écoutes et tu notes tous les mots que je prononce. Tu es toujours là comme si tu devenais moi, comme si tu prenais ma place au fur et à mesure. Lorsque le temps s'arrête, tu me poses la même question. Tu t'interroges. Je ne sais que répondre. Le monde continue de tourner. Je te regarde. Tu graves ce regard dans ton esprit. J'espère. Tu sais que je suis plein d'espoir. Je crains. Tu connais toutes mes peurs. Je respire. Tu vérifies si ma respiration est régulière. Je ressens. Tu imagines mes sensations. J'aime. Tu rajoutes que je déteste. Je vis. Tu écris. Nous chercherons ensembles les réponses à nos questions. Toujours.

 

http://www.cieletespace.fr/files/image_du_jour/HUDF09-Team_1280.jpg

source de l'image

 

Léa

 


 

(à part) Nous voilà liés par le destin, je vous veux pour femme, vous êtes si distinguée que vous m'apparaissez telle une femme de condition, je ne m'écarte point de mon projet.

 

Méghane

 


 

L'immensité ardente 

de ton être casse mon âme

en mille parcelles -

Les éclats insensés de cette lumière hissent

le délit

le déni

de ma mort.

 

 

 

Megan

 


 

6 Novembre, devant ma tasse de thé

 

Aujourd'hui, Barack Obama a décroché

face au Républicain Mitt Romney un second

mandat à la maison blanche, accompagné d'une

lourde menace climatique et financière.

Ainsi, pendant les quatre années à venir,

défis majeurs, importants et urgents l'attendent.

 

Bien du courage à vous, Monsieur le Président.

 

http://www.leparisien.fr/images/2012/11/07/2299923_obama.jpg

Four more years

 

Jeanne

 


  source

vertigesmall1284976306.jpg

 

La peur est une émotion
poignante mais que

signifie-t-elle quand

on ne voit rien ?

 

28/04/13     16h15

 

 

Lucie

 


M0023241 650 650 1

D'aussi fausses notes

Restent au sol.

Si facile seulement

L'accordeur milite,

Les réhausse et

La solitude à nouveau

Siffle des accord familiers.

 

Juliette H

 


 

On voit apparaître à l'entrée des usines noires

des drapeaux alignés, des pancartes levées

chaque homme défend, réclame des droits,

ses droits.

Un rayon de lumière sur leur visages fatigués, noircis, salis.

Lorsque le patron passe

les pancartes trépassent

l'usine relance sa complainte

elle entame sa dernière symphonie.

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTO5RYZu0J3IaBNY76SsnWC3vusrVWDQWY9FzoYCwwUo0RygxrCSource

 

Bénédicte

 


 

Tu cours

tu cours

tu es en retard

 

tu tombes

 

la chute était inévitable

alors tu te calmes

tu cherche une porte de sortie à ton désespoir

 

elle est fermée.

 

 

Vladimir-Clavijo-Telepnev-1.jpg

Source

 

  Anne-Gabrielle

 


 

La femme qui Aimait rire

la femme à Barbe

la femme qui Croyait

la femme qui Dormait debout

la femme qui Ecrivait des poèmes

la femme Flic

la femme qui ne voulait pas Grandir

la femme Hérétique

la femme Ivre

la femme Jolie

la femme Kinésithérapeute

la femme Louve

la femme qui Mangeait bio

la femme Normale

la femme Originale

la femme qui Parlait seule

la femme Qui ne savait pas

la femme Radieuse

la femme Sans nom

la femme Tranquile

la femme en Uniforme

la femme Voyante

la femme Waterproof

la femme rayon X

la femme Yaourt aux fruits

la femme Zèbre

Julie

 


 

Une lettre écrite de la main de Cécile Volanges à son amie Sophie Carnay, a été retrouvée ! Ce fragment perdu depuis des années, que dis-je, des siècles, a été découvert dans un carnet de cuir reposant au fond d'une malle, le tout entreposé dans la maison d'une vieille dame décédée il y a peu. Quelle ne fut pas la surprise de sa famille lorsque, vidant la maison où elle habitait depuis toujours, ils découvrirent cette lettre, parfaitement conservée et d'une blancheur que le temps même n'avait pas jauni ! Cette lettre nous dévoile les événements de la soirée du 14 août 17** et ce qui se passa réellement entre Cécile Volanges et le Chevalier Danceny ce soir là. Il convient de rappeler que cet épisode manquant dans ces échanges épistolaires fut de nombreuses fois imaginé, laissant place à des scénarios des plus invraisemblables. La lettre ci-dessous est pour la première fois divulguée en public depuis que la famille de Mme.*** l'a découverte. C'est donc en tant que privilégié que vous découvrez les confidences émouvantes de cette jeune fille en fleur sur ses premiers émois. Amour, quand tu nous tiens !

 

 

LETTRE ***

CÉCILE VOLANGES À SOPHIE CARNAY

 

   Ah ! Ma chère Sophie, ma tendre amie ! À l'heure où je t'écris ces mots, les murs sont silencieux et la bougie peine à m'éclairer. Plains ta pauvre Cécile ! Voici quelques heures que la nuit est avancée et mon cœur, autant que mon être, peine à trouver du repos.

    Tu te souviens certainement de la soirée dont je t'avais parlée dans ma précédente lettre, et pour laquelle je me préparais depuis des heures. Oh, mon Dieu ! Si tu pouvais voir mes traits ! Ma plume tremble, autant que mon corps et tu le remarques assurément en lisant ces mots.

   Comme tu le sais, Maman va bien mieux depuis quelques temps. Cela étant, la jolie soirée prévue en compagnie de Mme de Merteuil, du Chevalier Danceny et du Chevalier de Belleroche s'est tenue. Quand, après m'être joliment apprêtée une grande partie de la journée, l'heure tant attendue est arrivée, mon cœur plein de douceur s'est mit à battre malgré moi. Lorsque je descendis au petit salon, les invités étaient déjà installés autour de la table de jeux , et Maman s'apprêtait à distribuer les cartes du piquet. Je m'assis aux côtés de Mme de Merteuil qui me gratifia d'un regard bienveillant et amical. Le Chevalier Danceny, que ces jeux n'amusent guère, n'était pas de la partie et m'avait salué avec bien du respect. Le jeu venait à peine de commencer que ses regards croisèrent les miens. Il les baissa bien vite, car c'est bien mal d'oser faire cela en public. Mme de Merteuil, qui je crois bien avait remarqué les regards du Chevalier Danceny, proposa que l'on chante tous deux. Nous acceptâmes, mais le Chevalier Danceny objecta qu'une harpe serait la bienvenue pour accompagner l'union de nos voix, et il me proposa de l'accompagner pour aller chercher l'instrument. Je regardais Maman qui me fit signe d'accepter. Je le suivis jusqu'à l'armoire de noyer, dans laquelle la harpe délicate se trouvait. Il me manda la clé de l'armoire que j'avais bien pris soin de garder au creux de ma main. Je la lui tendis et lorsqu'il la saisit, mes doigts fébriles frôlèrent les siens. Bien troublée, je sentais le rouge me monter aux joues et je ne savais si je devais relever mon visage ou bien garder mes regards à terre. Oh, ma Sophie, quels sentiments bien contraires ne passèrent pas en moi ! Quelle confusion, dans mes pensées, d'ordinaire si claires ! Bien avant que je ne me décide sur la conduite à adopter, le Chevalier Danceny saisit mes deux poignets et me dit : « Mademoiselle Volanges, pourrions nous trouver un moment pour nous voir, rien que vous et moi ? Mon cœur a besoin que le vôtre l'entende. Il se doit de se livrer, car la digue retenant le flots de ses sentiments bienveillants à votre égard cède peu à peu. Oh, Cécile ! Acceptez, je vous prie, de soulager mes peines et mes tourments les plus ardents. » Ma Sophie ! Cela est bien mal, n'est-ce pas ? Mais j'ai bien pris soin de ne pas en répondre, je peux bien te l'assurer. Maman me sauva de cette importunée et délicate situation en nous demandant de revenir parmi eux ; elle s'impatientait et trouvait que le Chevalier Danceny et moi mettions bien du temps pour chercher cette harpe.

   Le reste de la soirée se déroula sans nouvel incident, mais je sentais bien de la tristesse et de la peine dans la voix de Danceny. Je ne veux pas lui causer du chagrin mais il ne serait pas sage et raisonnable de répondre à sa belle demande quand mon mariage avec le Comte de Gercourt est prévu dans peu de temps. Je me répète bien cela et songe que j'agis là de la meilleure des façons. Maman serait sûrement de mon avis et tu dois l'être aussi, n'est-ce pas ?

  Mais vois-tu, les douces paroles et la délicieuse demande de Danceny me causent bien du soucis. Je suis toute chagrine à l'idée de ne pas le soulager des peines qui l'étreignent. Me voilà bien affligée et tourmentée ma Sophie. Le Chevalier est si bon avec moi ! Ah ! Voilà que, malgré moi, je sanglote. Peut-être que la nuit, ou les quelques heures qu'il en reste, me portera-t-elle conseil ?

   Adieu ma chère Sophie, prie pour que mon âme tourmentée ne le soit plus ; aime toujours bien ta Cécile.

 

 

Paris, tard dans la nuit, ce 15 août 17**

 

Jeanne

 

 


 

 

tu te penches au dessus du monde

infini


tu as le choix

mais ton cœur hésite


 

les secondes défilent

le soleil décline

le vent se lève

la nuit se rafraichit

les lumières s'allument

les gens s'impatientent

les voitures s'accèlèrent

la pollution augmente


 

tu me lances un regard inquiet


 

tu devines mon sourire


 

tu imagines l'avenir

de demain

du printemps

et de toutes les saisons

qui se succèdent

et qui s'enroulent

comme une écharpe

autour de ton cou


 

tu soupires


 

qu'est-ce que tu fais ?


 

... je me penche au dessus du monde infini qui s'enroule autour de mon cou comme les saisons qui se succèdent j'imagine l'avenir je devine ton sourire lorsque le soleil décline dans la pollution qui augmente

... nous répondons à nos regards inquiets nos coeurs hésitent les secondes défilent et rafraichissent le vent qui s'accélère nous regardons les gens qui s'impatientent nous soupirons ensemble en rêvant de demain

 

 

Léa

 

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