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Publié par i-voix

Affiche i-voix.net

 

 

Définition  :

 

et si un écrivain

était quelqu'un

qui transformait ses lectures en écritures ?

 

 

Hypothèses :

 

et si à l'ère du numérique,

le livre était enrichi par le lecteur lui-même ?

 

et si chacun  augmentait ainsi sa propre réalité ?

 

 

Devinette :

 

saurez-vous reconnaître

les auteurs qui ont inspiré les textes suivants

aux lycéens-lecteurs-écrivains d'i-voix,

les oeuvres qu'ils ont enrichies de ces productions

(imitations, inspirations, fragments perdus...) ?

 

 


 

Ton quotidien m'est disparu.

Tu es partout.

Comment te dire, quoi te dire ?

Cette solitude où tu m'as enfermé.

 

Demain.

 

Aube de sept heures.

Brumes de midi.

Bourrasques de minuit.

 

Et ça recommence.

 

Les parois du monde se referment en silence.

Mais ne vaut-il pas mieux le silence ?

Nos paroles sont lourdes.

 

Les couleurs se taisent dans l'ombre,

Et la lumière se bat en vain.

 

Tu es là.

 

Tes mains, symbole de mon ivresse.

Mes mots sont lourds, ils te caressent

Dans une cage ou sur une page.

Ils bataillent dans l'ombre de mes rêves.

 

Après combien de temps un rêve n'en est plus un ?

Attendre combien de temps que la réalité s'arrête ?

 

Tu es encore là.

 

Ton absence pèse sur mon dos.

Ton souvenir alourdit mes épaules.

Laisser parler le silence.

Écouter mes silences.

 

Tu es toujours là.

 

Juliette V

 

 


 

la phrase       tremblante

mes mains blessées

je cache le coeur déchiré du papier froissé .


C?ur froissé haillons attaché à une corde à linge avec la goupille. Love concept pour la Saint-Valentin. Banque d'images - 12062930

Source

 

Candicel

 


 

14 mai, Brest

 

J'ai souvent ton image dans la tête ... Je te vois, toi, près des roses rouges du jardin de grand-mère auquelles elle tenait tant. Ton rire résonne dans ma tête comme le rire des enfants dans le parc Wilson. Je me souviens de vous, main dans la main, et moi qui vous admire. Puis je me souviens de nous et de nos nombreuses rigolades ...

 

Elisa

 


 

 

      "Je vis, tu vis... nous vivons... Ils sombrent.

      Je perds mon goût de la vie, tu perds ton goût de la vie... nous perdons notre goût de la vie... Ils ne sont déjà plus là."

 

 

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Source

 

Anne-Gabrielle

 


 

 

J'ai trouvé en vous, Madame,

un charme prestigieux,

dont mon coeur réclame

un coeur généreux.

Je ne cesse de repenser,

à nos moments enchantés.

Un amour langoureux,

entre deux êtres judicieux.

Votre parfum comble mon lit,

je vous désire, jour et nuit.

Le temps d'un effroi,

je vous imagine loin de moi.

Ô ma bien-aimée,

je vous aime d'un amour affirmé.

Je vous envoie

mille baisers 

en votre destinée.

 

  Méghane

 


Sur ce banc au milles couleurs les en fants rient en choeur .

 

 

banc3.jpg

 

 

Sur ce banc au mi lles coul eurs se cachent le secret du bonheur.

 

 

Nina

 


 

 

Tu n'es plus toi-même

tu ne te reconnais plus

 

Qu'est ce que tu fais ?

 

tu souris tristement devant les autres

tu pleures en cachette

tu fuis et restes seule

tu réfléchis

tu te demandes comment aimer

tu veux crier mais personne ne t'écoute

tu te cherches et tu aimerais retrouver cette personne que tu étais avant,

mais tu te l'interdis.

 

LE-SECRET-DE-PIERROT.jpg

source

 

Audrey

 


 

 

Le temps des cerisiers ...

 

 

Il y a la maison des grands-parents, pleine de secrets et de souvenirs.

 

Il y a les petites babioles dans les vitrines.

 

Il y a les vinyles des années 80 que ma Mère écoutait.

 

Il y a la petite chambre bleue, le lit de ma Mère, le vieux papier-peint, la vieille commode et les portraits des six petits-enfants heureux, souriant, figés.

 

Il y a les recettes de cuisine de ma Grand-Mère, les chansons de mon Grand-Père.

 

Il y avait le cerisier trônant au centre du jardin, immense et majestueux, et tous ces pots de confitures sur l'étagère.

 

Il y a les livres aux pages jaunies, et cette odeur qu'ont les vieux bouquins.

 

Il y a la balancelle dans le jardin, pour lire ou faire la sieste lors des chaudes soirées d'été.

 

Il y avait les cris joyeux des enfants courant pieds-nus dans l'herbe fraîche.

 

Il y avait les dessins animés dans la chambre, les goûters sur le blacon.

 

Il y avait les Noël passés en famille, les oncles, les tantes, les cousins, les cousines, les parents, les grands-parents et le chat.

 

Il y avait le cerisier en fleurs au printemps, et orné de petites perles rouges en été. C'était le temps des cerisiers...

 

  Julie

 

 


 


Aube d'un matin de mars, l'île sous un soleil brisant, les étoiles s'en vont pour un rendez-vous prochain ...

 

Elisa

 


 

2 août 2013, Brest.

Chypre prend le large et l'Irlande, en bon successeur, prend la présidence de l'Union européenne.

Comme tous les dix-huit mois, le vent tourne.

 

2 août 2014, Brest.

Le mois de juillet se termine avec le retour de la pluie, quand reviendras-tu ?

 

4 août 2013, Lyon.

Tcheliabinsk, Russie. Neuf heures vingt-trois, heure locale. Une météorite s'écrase dans le lac Tchebarkoul.

Quelques étoiles sont tombées du ciel.

 

4 août 2014, Brest.

Le soir est venu doucement, et lentement, nous avons cherché un endroit pour nous abriter.

 

6 août 2013, Lyon.

Plabennec. Commune bretonne. Une maison rongée par les flammes jusqu'à l'aube. À présent, seules les injures gravées sur le mur en lettres rouges, une couleur semblable à celle du sang, ont demeuré sur les murs.

Le feu n'a pas consommé toute la haine de leurs cœurs.

http://photo.parismatch.com/media/photos2/actu/monde/incendie-a-marseille/maison-qui-brule/834343-1-fre-FR/actu-monde-incendie-a-marseille-Maison-qui-brule_galleryphoto_paysage_std.jpg

source de l'image

 

6 août 2014, Bordeaux.

Une chaleur insoutenable, un vent inexistant. Je cherche l'ombre fraîche de ton souvenir.

 

8 août 2013, Lyon.

Journée mondiale de l'eau. L'accès à l'eau est un droit fondamental reconnu par l'ONU et protégé lors de cette fameuse journée où l'on préconise l'économie et l'amélioration des conditions de l'eau potable.

On estime que plus de 3,5 milliards de personnes dans le monde n'ont pas accès à l'eau potable.

 

8 août 2014, Bordeaux.

J'entends les éclats de rire qui proviennent du jardin, j'écoule le ruissellement de l'eau se mêler aux voix, à la mélodie que les enfants fredonnent et au vent qui agite les fleurs.

 

10 août 2013, Saint-Priest.

Durant la nuit, deux véhicules se sont percutés sur la D20, en direction de Muzillac. Une collision frontale. Les phares qui se rencontrent dans le noir, un cri de terreur, le choc, la chair brulée, l'alarme, les pleurs.

À l'aube, il ne reste plus rien.

 

10 août 2014, Bordeaux.

Ce passé lointain, cette maison hantée par la vie, cet écrivain engagé qui s'intallait là, sur cette chaise et qui regardait son univers tourner délicatement, comme dans un rêve.

 

12 août 2013, Saint-Priest.

Ivres, trois individus ont agressé Louis de Funès avant de s'en prendre à Auguste Renoir. La police est intervenue sur le coup de trois heures et demie. Personne ne sait pourquoi ces deux statues de cire ont été les victimes de ce trio.

La nature humaine est parfois si surprenante.

 

12 août 2014, Bruges.

Huile d'olive, pain de seigle, biscuits d'apéritifs, tomates, courgettes, pommes de terre, sel, poivre, chantilly. Mouton de panurge.

 

14 août 2013, Saint-Priest.

Escaudain. Ce matin, un policier a été tué par un voleur qui tentait de s'enfuir. Trois victimes sont maintenant à l'hôpital. Le sang a bafoué la Justice. La ville ferme les yeux et essaye d'oublier, mais la douleur parfois, jamais ne s'efface.

L'enfant à peine né, n'a plus personne sur qui compter.

 

14 août 2014, Rennes.

Le désir comme un secret. Tu le gardes au fond de toi. Regarde le ciel comme il est bleu et embrasse moi, encore une fois.

 

http://www.lexpress.fr/medias/4708/2410881_a-demonstrator-clashes-with-french-riot-police-at-the-end-of-the-la-manif-pour-tous-demonstration-for-all-to-protest-against-france-s-legalisation-of-same-sex-marriage-in-paris.jpg

source de l'image

 

16 août 2013, Lyon.

Une foule de personnes se bouscule dans tout Paris. Des incidents d'une violence rare éclaboussent les rues. Pétards, bouteilles, pavés. Des actes insolents, orgueilleux, désespérés d'une foule qui s'oppose à l'amour.

Pourquoi chacun se mêle de ce qui ne le regarde pas ?

 

16 août 2014, en route vers Brest.

Sur le chemin du retour, j'imagine. Les mots ne peuvent rien face au temps qui s'écoule. Nous nous arrêtons, épuisés. Les arbres, ici, sont d'une beauté qui n'a pas son égal.

 

18 août 2013, Saint-Priest.

La Croatie, enfant né de la dissolution de l'ancienne Yougoslavie, entre dans l'Union européenne après de longues négociations.

C'est un chapitre de l'histoire qui se termine et un nouveau qui commence.

 

18 août 2014, Brest.

« Combien de fois m'a tu mentie ? Une, deux, trois, vingt, mille fois ? Que dois-je croire ? Quand saurais-je lorsque tu dis la vérité ? » criait t-elle. Je me demandais de quoi elle parlait, à qui elle parlait. Et quelle vérité ? Peut-être qu'elle est elle-même un mensonge...

 

20 août 2013, Saint-Priest.

Ils étaient assis, les uns derrières les autres, en rang par deux, ils étaient dix-huit au total. Il y a eu un grand bruit. Peut-être même plusieurs. La panique est entrée entre eux et ne les a plus quitté. L'avion est arrivé au beau milieu de la jungle sur l'île de Sumatra. La compagnie Nusantara Buana Air est toujours sur liste noire.

Aucun d'eux ne retrouvera jamais son foyer.

 

20 août 2014, Quimper.

L'odeur du café noir embaume toute la pièce. Les regards se cherchent, les sourires se croisent. L'air de la mer nous accompagne. Les coquillages sont tombés par terre, brisés, comme écrasés.

 

22 août 2013, Saint-Priest.

Ils étaient originaires de l'Est et du Sud de l'Afrique, ils avaient disparu. Ils ont voulu rejoindre Lampedusa, animés par un sentiment d'espoir profond, lié à l'Homme depuis la nuit des temps. Lorsqu'on les a retrouvé, ils étaient trois cents.

La mer, porteuse d'espoir, a volé des vies.

 

22 août 2014, Brest.

Nous avons mangé des sorbets glacés. Il faisait un peu froid, mais nous avons marché longtemps. Il me tenait la main, il s'agrippait, angoissé comme si moi aussi j'allais partir et il demandait si tu allais revenir.

 

24 août 2013, Saint-Priest.

Quelques uns dorment, paisibles. Les uns contre les autres. L'espace est si restreint que leurs coprs serrés conservent la chaleur. Ils étouffent. Certains s'éveillent. D'autres sont incapables de rêver. Ils attendent.

Demain, ils mendiront, ou ils iront errer dans la ville à la recherche de nourriture.

 

24 août 2014, dans le train Rennes-Lyon.

Je ne peux plus attendre. Je vois les paysages changer et se transformer sous mes yeux, sous les effets de la vitesse. L'enfant s'est endormi et il rêve sûrement d'aventures et d'histoires extraordinaires. Il te ressemble. Toi aussi, tu rêvais quand tu pouvais t'échapper.

 

26 août 2013, Lyon.

Jeudi dernier, Vénissieux. Les huissiers et les policiers sont entrés pour l'expulser. Elle était déjà partie, ils ont retrouvé son corps, inanimé.

Sur la table du salon, elle a laissé une lettre.

 

26 août 2014, Saint-Priest.

Personne n'est venu nous chercher. Il pleurait. Il se sentait seul.

 

28 août 2013, Saint-Priest.

Stade Gerland. Avant la fin du match, la police a arrêté cinq supporters stéfanois. Chargés de fumigènes, ils ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre. Le match a été interrompu quelques minutes.

Match nul. Un, un.

 

28 août 2014, Saint-Priest.

Les rues, l'orage. J'ai peur, je frissonne. Je sens ce regard plein d'interrogations se poser sur moi. Il y a cette rue où a eu lieu un drame. Le journal est rempli de nouvelles.

 

 

30 août 2013, Brest.

Saint-Priest. Hier matin, lorsqu'il a été poignardé, il venait d'acheter le journal. Le coup fatal a été porté en pleine rue par un homme qu'il ne connaissait pas. Le coupable est toujours en liberté. Le jeune homme, mort, s'est endormi.

Quelques heures après le drame, la vie reprend son cours.

 

30 août 2014, Saint-Priest.

 Tu ne comprends pas pourquoi nous sommes là, mais tu nous accueilles. Les bras ouverts, le sourire aux lèvres.Un brin de nostalgie. Les lendemains seront heureux.

 

 

Léa

 

 


 

Avant. Les souvenirs roses de notre rencontre.

 

Uriell

 

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