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Publié par Léa

3 avril 1943

 

Mon chéri,

 

Tu me manques. Voilà déjà 3 jours qu'ils t'ont emprisonné. Je m'ennuie sans toi. Je patiente, je patiente, mais je ne sais pas si je pourrais t'attendre indéfiniment. Je t'aime. Mais toi, la seule chose que tu as trouvé à me répondre quand je t'ai avoué mon amour, c'est "je ne sais pas". Tu ne sais pas. Tu ne sais jamais. Tu ne sais jamais ce que tu veux. J'écris cette lettre, et je me dis que je ne sais plus ce que je pense réellement de toi, de nous. Il serait temps que tu prennes des décisions. Regarde les choses en face, au moins une fois dans ta vie. Dis moi ce que tu penses. Ne te défile pas devant les évènements. A la mort de ta mère, tu n'as pas versé une larme. A l'annonce du verdict du procès, tu n'as pas rechigné. Pas un mot. Rien. Je ne sais pas si tu ressens les choses. Je ne sais plus. J'étais bien avec toi, tout allait à merveille. Mais tu ne parlais pas beaucoup. Tu me touchais, tu me promenais. Mais nous n'avons pas eu une seule conversation. Pas une seule. Je ne sais plus ou nous en sommes. Je ne sais plus ce que je ressens, je ne sais plus quoi penser. Peut-être devrions nous arrêter de nous parler, peut-être que cette lettre est la dernière que tu recevras de moi. 

 

Au revoir Meursault,

 

Marie, la femme qui t'a aimé passionnément.

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J'aime beaucoup Léa !



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