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Publié par Esteban - Maxime

 

Groupement de textes :

 

L'Italie, berceau de l'humanisme européen


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L'Humanisme et la Renaissance en Europe 
Carte Alain Houot


LEONARD DE VINCI
Eloge de l'oeil

" Si le peintre veut voir des beautés qui le rendent amoureux, il est en son pouvoir de les faire naître..."



Léonard de Vinci de son vrai nom Leonardo di ser Piero da Vinci est née à Vinci le 15 avril 1452 et est mort à Amboise le 2 mai 1519.

Léonard de Vinci fut peintre italien et un homme d'esprit universel, à la fois artiste, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, sculpteur, architecte, urbaniste, botaniste, musicien, poète, philosophe et enfin écrivain.

Nous allons vous faire découvrir un extrait de Éloge de l'œil écrit par Léonard de Vinci.

L'Éloge de l'œil d'après Léonard de Vinci correspond à faire l'éloge de la peinture, de l'artiste et de l'Homme à la base, car un artiste et en un Homme, mais ce texte recel de bien plus d' idées que nous vous ferons partager à travers cet exposé.

L'extrait de ce livre que nous allons analyser, présente le pouvoir de l'artiste et donc comme l'indique Léonard de Vinci dans ce texte, un artiste est en chacun de nous, le pouvoir de la créativité, de l'Homme.

De part notre découverte et notre analyse de ce texte nous répondrons à la question suivante à travers l'analyse du pouvoir créateur de l'artiste et son étendue selon Vinci. La question étant :  jusqu'où peut aller le pouvoir d'un artiste et donc de l'Homme ?

 

 

Léonard de Vinci donne à l'artiste un certain pouvoir, qu'il explique ainsi : «  En vérité ce qui est dans l'univers parce que cela existe, qu'on en rencontre souvent, ou qu'on l'imagine, tout cela il l'a dans l'esprit d'abord, entre les mains ensuite » en parlant de l'artiste, selon lui, l'esprit de l'artiste crée à l'aide de rien de concret (souvenir, imagination) une chose, puis grâce à ses outils charnels (ses mains), il matérialise cette pensée n'étant au départ rien. C'est donc bel et bien une création.


Le long du texte, l'auteur s'évertue à nous décrire l'étendu du pouvoir de création qui s'étend toujours de plus en plus loin. Il accorde dans ce texte une très grande place aux antithèses « des endroits ombreux ou sombres, des climats chauds ». Il joue avec les contradictions, et cela donne un effet de profondeur dans ce qu'il dit, comme s'il parlait de quelque chose qui nous dépasse, « ces lieux brûlants ou ces temps froids » ici, il oppose premièrement les contraires « brûlant » et « froid » mais il oppose aussi les notions d'espace et de temps. Cette notion du temps élargit un peu plus les limites du pouvoir de l'artiste.


Qui, en plus de créer des paysages, a le pouvoir de créer des sentiments, des émotions, la peur, la pitié, etc. Non seulement il peut faire ressentir des choses, mais il peut aussi s'insuffler lui même des sentiments, ressentir son œuvre « Si le peintre veut voir des beautés qui le rendent amoureux, il est en son pouvoir de les faire naître. »

« Des lieux et des déserts » : Dans cette antithèse, l'artiste oppose les termes « lieux » et « déserts ». Il définit ainsi le terme « lieux » comme un espace plein, un espace plein de vie, et à contrario, par définition, le désert comme un espace vide, mort. L'artiste a un pouvoir de vie et de mort sur ces créations, il est placé au même niveau que Dieu. Seulement Léonard De Vinci va encore plus loin. Ici on peut voir le désert comme une sorte « d'anti-lieu », de « non-lieux » car étant présenté comme le contraire de lieux, c'est-à-dire nulle-part le néant. Rien. Donc, l'artiste à le pouvoir de créer des paysages, des choses. Il a aussi le pouvoir de ne rien créer. (Ce qui nous renvois à l'importance des choix.). Mais surtout, ici, il a le pouvoir de créer le « Rien », le néant. Ce qui est bien plus impressionnant que créer un quelconque : Une abîme s'ouvre alors sur le pouvoir de l'artiste et donc, de l'homme.

 

 

 

Léonard de Vinci au travers de l'artiste nous parle du pouvoir de l'homme et de ce qu'il doit en faire. « Il l'a dans l'esprit d'abord, entre les mains ensuite » L'auteur parle bien sur ici de l'idée, de l'inspiration de l'artiste pour sa future œuvre, mais on peut aussi le comprendre dans le sens d'une idée, qui s'en suis par une action. On peut y comprendre qu'un homme, par ses idées et le choix qu'il a de tout mettre en œuvre pour faire de ses idées une réalité, est responsable de ses actes. Car, avant de l'avoir « dans les mains », il l'avait « dans l'esprit ». Il y a donc réfléchis avant de le faire. Cela le responsabilise.


Donc l'auteur, le long du texte (aux ligne 1, 3, 6, 10 (deux fois), 11, 13,) répète les mots « s'il veut » ou « il veut ». Le mot « si » insiste sur le fais que c'est un choix, seulement SI il le souhaite, Léonard de Vinci accorde une grande importance au choix. Le verbe vouloir souligne la thèse selon laquelle vouloir, ce serait pouvoir. L'artiste, quoi qu'il veuille, peut. Et ainsi est souligné sont rôle créateur, l'artiste est capable de créer.


Selon De Vinci, dans une œuvre, tous les angles de vues sont possibles, si différent soit-il, les opposé se complètent, l'un a besoin de l'autre pour exister et inversement. Tout comme l'univers à besoin d'un créateur pour exister et inversement, il nous le montre par le chiasme antithétique : « si depuis les vallons profonds il veut voir les hautes montagnes et depuis les hautes montagnes les vallons profonds ».


L'artiste (et donc l'homme) en tant que créateur est placé au même niveau que Dieu par Léonard de Vinci «Il en est maître et Dieu». Cette idée est en accord avec les préceptes humanistes, on voit clairement ici que Léonard de Vinci était un humaniste convaincu. D’ailleurs, comparer l'homme à Dieu d'une telle façon est très osé pour l'époque, à la limite du blasphématoire.

 

 

 

Le texte, de la première ligne à la seizième, est enfaîte une accumulation. Léonard de Vinci montre par cette accumulation son obsession pour le rôle créateur que doit incarner l'artiste. Il ne se contente pas d'affirmer le fait que l'artiste a un tel rôle, un tel pouvoir, il le prouve et assume entièrement ce rôle étant lui même artiste. On sait qu'il a dessiné les premiers plans de plusieurs machines révolutionnaires, plus qu'en avance sur leur temps, futuriste même pour l'époque. Par exemple, les premières esquisses d'une sorte d'hélicoptère, de l'équivalent d'un char d’assaut, d'un sous-marin... Allant même jusqu'à l'automobile!


Léonard de Vinci ne s'est pas contenté de simple paysage sur toile. Il en a peint certes, mais lorsqu’on voit le résultat: la Joconde par exemple, une des toiles les plus mystérieuses de son époque et d'aujourd'hui encore, et symbole de l'art français, la Joconde est bien plus qu'une simple toile. Ou encore l'homme de Vitruve ou l'artiste à voulu dessiner l'homme aux dimensions parfaites.


Son rôle d'artiste créateur prit ainsi les formes énoncées dans l'introduction. Et Léonard de Vinci nous prouve ainsi que son texte n'es pas un simple discours vide et sans âme. Il y croit et nous prouve qu'il a raison par son propre exemple.

 

 


A travers L'Éloge de l'œil, Léonard de Vinci évoque le fait qu'il ya un artiste en chacun de nous.

De plus, l'artiste peut crée des lieux, des sensations, des sentiments, selon De Vinci.

Son pouvoir dépend de l'imaginaire dont il a été doté.

Chaque être humain a été doté d'une imagination, il faut seulement savoir l'exploiter.

D'ailleurs, l'auteur explique qu'une volonté peut tout crée.

Ensuite, Léonard de Vinci veut mettre l'Homme en face de ses responsabilités, en effet, l'Homme doit assumer ses actes.

Enfin, tout du long de cet extrait, Léonard de Vinci va émettre un véritable éloge envers l'artiste, l'Homme et les sentiments que ce dernier peut émettre.

Léonard de Vinci va jusqu'à mettre les pouvoirs de l'Homme au même niveau que ceux de Dieu.



http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/96/Leonardo_Offices_Florence.jpg
Statue de Léonard de Vinci
sur le Piazzale des Offices de Florence.

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