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Publié par Marine - Nolwenn - Victoire

 

Groupement de textes :

 

L'Italie, berceau de l'humanisme européen


http://www.memo.fr/Media/Carte_Humanisme_Renaissance.gif

L'Humanisme et la Renaissance en Europe 
Carte Alain Houot


BRECHT : La vie de Galilée (1938)

" Bientôt l'humanité saura ce qu'il en est de sa demeure, ce corps céleste où elle réside. Ce qui est écrit dans les livres anciens ne lui suffit plus. Car là où la croyance était installée depuis mille ans, là maintenant le doute s'installe ... …"  (Acte I, scène 1)

 

 

Biographie de BERTOLT BRECHT


Brecht est né en 1898 et est décédé en 1956. C'est un dramaturge allemand influencé par le marxisme, qui a été marqué par les années sombres de l'Allemagne lors de la montée du nazisme. On lui à censuré sa pièce de théâtre.

 

A. Dans l'histoire littéraire.


Bertolt Brecht propose entre 1938 et 1955 trois versions successives de sa pièce La vie de Galilée, apportant a chaque fois des différences notables. Celles-ci étant écrites en « version danoise » créée en septembre 1943 à Zurich, en « version américaine » entre avril 1944 et juillet 1945 à New-York et pour finir une ultime version posthume créée en 1957 à Berlin.

 

B. Dans l’œuvre.


Tirade extraite de la pièce de théâtre LA VIE DE GALILEE (1938) Acte 1, Scène 1.

Cette pièce nous raconte la vie de Galilée, ici plus précisément Galilée explique au jeune Andréa SARTI, le fils de sa gouvernante, que l'homme entre dans une nouvelle ère et qu'un monde nouveau est en train de naître


  Problématique :

 

En quoi cette tirade est elle hyperbolique et humaniste ?


 

I- la critique de la religion

 

a) Le blâme de la religion

 

Dans ce texte nous avons repérer le champ lexical de la religion : l. deux « céleste »; l. trois « la croyance »; ligne sept « prélats »; ligne neuf « les cieux »; ligne vingt « les cardinaux »; idem « le pape ».

Galilée se heurte aux idées de l’Église catholique et ce n'est qu'au XXème siècle que l’Église reconnaît ses erreurs et que, par conséquent, reconnaît que Galilée avait raison de confirmer la découverte de Copernic, car celle-ci s’avérait être vraie.

Tout au long de cette tirade Galiléo va faire le blâme de la religion, cela commence dès les premières lignes du texte ligne six :  « De là est né ce courant d'air qui soulève même les robes brodées d'or des princes et des prélats , dévoilant des jambes grasses ou maigres, des jambes comme nos jambes».Avec cette comparaison de jambes de personnes dites « normales » et le haut-clergé, il les banalisent en démontrant qu'ils ne sont pas plus important que quiconque. Puis, il pousse la provocation plus loin en admettant que « il est apparu que les cieux sont vides » donc qu'il n'existe pas de Dieu et que c'est une bonne nouvelle. Une dernière référence à la religion ligne dix-neuf à vingt.

 

b) la remise en question du géocentrisme d'après la découverte de Copernic

 

Dans cette tirade, Galilée confirme la découverte de Copernic. En effet, Copernic à découvert que c'est le soleil qui est au centre de l'univers et que ce sont les planètes qui gravitent autour, et non l’inverse que c’est la Terre qui est au centre de l’univers. A travers ce texte, nous pouvons constater que le géocentrisme est remis en question. Ce qui est écrit à la ligne six : « ce dont on ne doutait jamais, maintenant on en doute », nous montre bien que Copernic à fait une découverte majeure pour l'humanité, et qu'un monde nouveau est en train de naître. Nous ne parlons plus de géocentrisme mais d'héliocentrisme.

 

II Une nouvelle ère

 

a) un personnage audacieux

 

Dans la tirade, Bertolt BRECHT met en avant son personnage, Galiléo, et fait passer sa manière de penser comme celle de l'humanité. Tout au long de ce discours, Galiléo utilise pour s'exprimer de nombreux mots, pour nous faire comprendre qu'il ne parle pas seulement en son nom propre mais aussi au nom de l'humanité, comme notamment à la ligne une : « Bientôt, l'humanité saura ce qu'il en est de sa demeure, ce corps céleste où elle réside. ». Dans cette première phrase, il nous dit clairement ce que veux (pour lui) l'humanité, de façon très certaine. Ainsi, tout au long de cette tirade Galiléo s'exprime en utilisant les mots « nous » exemple à la ligne seize : « Maintenant, nous avons pris courage et nous les laissons en suspens... » ou encore l'utilisation de « on », ligne quinze : « On avait toujours dit que les astres... » La manière dont Brecht fait parler Galiléo nous laisse penser que c'est un personnage audacieux. La façon dont il s'exprime n'est pas la seule démonstration de cette audace, le contenu va aussi dans ce sens. Comme on a pu le dire dans une première partie la critique de la religion est présente. En effet, Galiléo ne se retient pas de dire qu'il conteste en quelques sortes la croyance en Dieu. Notamment aux lignes huit et neuf au moment où il dit : « Il est apparu que les cieux sont vides ». Pour lui tout le monde, toute l'humanité est au même niveau, il n'y a donc aucune supériorité comme il le dit aux lignes dix-huit, vingt : « Et la terre roule joyeusement autour du soleil, et les poissonnières, les marchands, les princes, les cardinaux et même le pape », cette phrase nous dit clairement que face à cette réalité toute l'humanité fait parti du même ensemble.

Cette manière d'agir nous confirme bien l'audace de ce personnage, qui ne se cache pas de dire explicitement les choses, même et surtout à son époque. Ainsi dans ce texte, Brecht fait parler Galiléo d'une manière très libre.

 

b) Les changements liés à la découverte de Copernic

 

Dans sa tirade, Galiléo affirme qu'il y aura des changements considérables dans les mentalités et les mœurs après cette découverte, cela est notable aux lignes :

- Ligne une : « l'humanité saura ce qu'il en est de sa demeure ». C'est une référence à l'ignorance des gens, cette phrase sous-entend que jusqu'ici l'humanité ne savait rien à propos de l'endroit où elle vit. - Ligne cinq  « on congédie les vérités les plus fêtées ». - Ligne treize : « Même les fils des poissonnières se rendront en courant dans les écoles ». Les personnes n'ayant pas accès à l'éducation pourront alors s'instruire.


 

Conclusion :

 

« Et pourtant elle tourne ». Ces mots qu'on attribue à Galilée, évoquent l'image du premier « martyre » de la science, celle d'un homme âgé contraint de réfuter sa propre conviction correcte et d'adhérer aux vues erronées de l'Église catholique. A travers cette analyse nous avons remarqué que ce texte est hyperbolique. Nous avons pu constater que cette tirade, à travers la critique de la religion, mais aussi à travers la découverte de l'héliocentrisme fait l'éloge du progrès de la science, ce que les humanistes prônent. En effet, tout au long de ce passage, Galilée, se considérant comme un héros, est celui qui va confirmer la découverte de Copernic, et qui va permettre alors à l'humanité d'avoir une nouvelle vie. De plus, cette tirade remet en question la pensée traditionnelle du XVI ème siècle car elle dénonce une avancée majeure. En somme, Galilée prévoit que les mentalités vont changer.

 

 

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/d/d0/Maison_natale_galilee_Pise.jpg

Maison natale de Galilée à Pise

 


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