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Publié par Cécile - Cindy - Florence

 

Groupement de textes :

 

L'Italie, berceau de l'humanisme européen

 

 

 

BOCCACE : Le Décaméron (1353)
 

" C'est dans la joie qu'il nous faut vivre, aussi bien c'est la seule raison qui nous ait fait fuir les tristesses de la ville... "

 

1) Présentation

 

a) Présentation de l'auteur, Boccace

Giovanni Boccacio (Jean Boccace en Français), plus souvent appelé simplement Boccace, était un grand écrivain italien du XIVe siècle. Il est né en 1313 à Certaldo, une province de Florence, en Toscane et il est mort en 1375 au même endroit. Il devait au départ faire des études de droit à Paris, mais il s’est intéressé à la littérature en 1327 quand il s’est lié avec les nobles de la cour de la maison d’Anjou, où il a également rencontré Pétrarque et Dante. C’est grâce à ça qu’il a écrit ses premiers textes en prose et en vers. En 1362, il traverse une grande période de crise et décide alors de brûler tout ses poèmes, écrits, manuscrits... Mais son amiPétrarque arrivera à l’en dissuader et le re-motiver à écrire. Grâce à tous ses écrits, Boccace a réussi à se faire considérer comme le créateur de la prose Italienne.

 

b) Présentation de l'oeuvre

Le décaméron est une œuvre qui a été écrite vers 1348 quand il y eut l’épidémie de la peste dans toute l’Europe. Cette œuvre fut un des plus grands succès de Boccace, elle s’est diffusé jusqu’à bien après 1353, sa date de publication. C’est une œuvre écrite en italien et non en latin comme le faisaient les autres auteurs de l’époque. Le décaméron a pour sous-titre Le Prince Gallehault ce qui est un hommage à Dante. Ce texte est le prologue de

 

2) Lecture

 

3) Introduction

 

  Le texte est plutôt simple à comprendre. L’extrait que nous avons lu raconte la fuite de dix florentins qui, pour éviter la peste, décident de se créer une société nouvelle à la campagne afin de retrouver une vie paisible. Ce texte explique l’organisation que prendra cette future société. C’est-à-dire qu’il y aura dans cette société une joie constante et un Roi ou une Reine qui ne restera Roi ou Reine que pendant une journée. Ce principal (Roi ou Reine) aura tous les droits et fera ce que bon lui semble mais devra faire vivre son peuple dans la joie et la liberté.

 

4) Examen méthodique

 

 

I – Une analogie avec les Thélèmites


On peut comparer les florentins de ce texte avec les Thélèmites de Gargantua.

A) Une seule règle de vie

Une seule règle de vie est décidée par les florentins (en l’occurrence Pampinée, la jeune fille qui a eu l'idée de partir à la campagne et qui tient ce discours) → l.8-9 « son unique devoir, sera de nous disposer à vivre en gaieté » : cette règle veut que le chef fasse tout pour que l'harmonie règne dans leur petite société.

B) La domination des femmes

Parmi les 10 nobles florentins, on constate que la majorité sont de jeunes femmes puisqu'elles sont 7 et que les jeunes hommes ne sont que 3. De plus, c'est une jeune femme, Pampinée, qui a eu l'idée de se réfugier à la campagne. On avait déjà vu dans Gargantua que les femmes Thélèmites étaient supérieures aux hommes.

C) L'importance de la jeunesse


Tous les florentins sont de jeunes gens, tout comme les Thélèmites de Rabelais.

 


II – Une société contraire à la réalité


L'auteur tente d'échapper à la réalité à travers la société des 10 florentins.

A) Une aspiration au bonheur

 

Le seul but des florentins est d'être heureux : on peut relever le champ lexical du bonheur ( joie, liesse, gaieté, plaisir).


B) Les valeurs défendues

 

Dans ce texte sont défendues plusieurs valeurs, comme:

 

- l'égalité : Le texte prône l'égalité, avec son nouveau système grâce auquel tout le monde serait égal. L'autorité est néanmoins toujours présente, mais il n'y a pas de hiérarchie : en effet aucun des florentins n'est supérieur, puisqu'ils ont instauré un système où chacun est chef tour à tour. L'autorité de chacun n'est que temporaire.

 

- l'optimisme : On peut déceler un certain optimisme dans ce texte, puisque les florentins ne se préoccuppent pas de la peste et des morts à l'extérieur, ils sont dans une bulle, ce qui renforce l'idée d'utopie.

 

- l'intelligence : Les phrases de ce texte sont très longues : la 2ème phrase (et la 3ème ?) est une période. Le niveau de langue est soutenu.

 

 

III – Une nouvelle forme de gouvernement plus agréable pour tous

 

A) L'autorité, toujours présente, est nécessaire


Par la phrase (l.2-3) «Puisque les choses qui ne se soumettent pas à des règles ne peuvent longtemps se maintenir», Boccace défend l'idée qu'une société a besoin d'ordre et de lois pour éviter le chaos ou que l'une des personnes prenne davantage de pouvoir, il veut aussi davantage d'égalité. Toutefois les lois ne sont pas définies ici : chaque florentin décide, lorsque c'est son tour de gouverner.

 

B) L'autorité doit être à la fois un plaisir et un devoir


On a remarqué que les mots se rapportant au champ lexical du bonheur sont alternés avec ceux du champ lexical de l'autorité (règles, un principal, obéirons, devoir, ordonner). Ici, l'autorité mêle à la fois plaisir et devoir. L'autorité est un poids, une préoccupation en plus du plaisir de commander.

 

5) Conclusion

 

Le décaméron de Boccace est une utopie par le fait que la société décrite soit contraire au réel, et que le texte défende des valeurs comme l'égalité et l'intelligence. De plus il énonce un désir de nouveau gouvernement qui laisse plus de libertés. Pour finir, on peut comparer cette utopie des florentins à celle des Thélèmites de Gargantua.

 

 

   

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/29/Andrea_del_Castagno_Giovanni_Boccaccio_c_1450.jpg/240px-Andrea_del_Castagno_Giovanni_Boccaccio_c_1450.jpgBoccace

 

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