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Publié par Delphine

L'Illusion comique
  Pierre Corneille




   Pierre Corneille l'aîné des six enfants d’une famille aisée de magistrats rouennais, Pierre Corneille entame en 1628 une carrière d’avocat. En 1629, un chagrin amoureux le conduit à écrire ses premiers vers, puis sa première comédie, Mélite et développe rapidement un goût pour le théâtre, le qualifiant de "divertissement le plus doux" ou encore : "les délices du peuples et les plaisirs des grands gens". Avec les pièces qui suivront (quelques exemples) : Clitandre, la Veuve, la Galerie du Palais, la Suivante, la Place Royale, Médée mais aussi l’Illusion comique, apparaît un nouveau style de théâtre où les sentiments tragiques sont mis en scène pour la toute  première fois dans un univers plausible, celui de la société contemporaine


 L’illusion comique est une comédie de Corneille qui a été rédigée au tout début de sa carrière. Cette pièce est à la rencontre de plusieurs genres théâtraux puisque Corneille l’annonce lui-même dans le prologue : «Le premier acte n’est qu’un prologue, les trois suivants font une comédie imparfaite, le dernier est une tragédie, et tout cela cousu ensemble fait une comédie». En réalité, cette pièce relève plus de la tragi-comédie et elle pose la question fondamentale du théâtre : Le théâtre est-il illusion ?
Corneille passe en revue plusieurs genres théâtraux:

-> La comédie avec une intrigue du style de Molière. Deux jeunes gens s'aiment, mais le père d'Isabelle lui a choisit un mari plus riche. Puis ce genre est éliminé et l'amour triomphe. Elle n'est introduite que par un seul personnage et bien représentatif de l'époque.

-> Une sorte de pastorale avec un personnage de magicien, Alcandre et un décor champêtre. 

-> La tragédie à travers l'extrait de la pièce interprétée par Isabelle et Clindor.
-> La tragie-comédie avec le passage de l'emprisonnement de Clindor, mais qui au final se termine bien. 

Corneille en général veut faire comprendre que les dramaturges instruisent le peuple. Il veut absolument réabiliter le théâtre. Il veut également démontrer explicitement la visée du théâtre, c'est-à-dire que théâtre permet d'accéder à la même connaissance de soi (comme bien souvent dans l'art) que l'expérience de la vie. 

   Ici Corneille montre le théâtre, en se regardant lui-même c'est une mise en abime qui est intéressante, les personnages également puisqu'ils sont imparfaits et présentent chacun des petits défauts, ce qui d'ailleurs renforce cet univers qui doit être plausible de la société contemporaine. De plus c'est une pièce qui se lit sans trop de difficultés, c'est aussi un très bon aperçu du mouvement baroque. Même avec le grand contraste de vocabulaire mais aussi son écriture versifiée, dans certaines éditions il y a toute des notes nécessaire donc ça ne pose pas vraiment de soucis. Petit bémol quand même, pour la tragédie qui n'est pas très perceptible dès le premier vers et de ce fait on peut être un peu déstabilisé et ne pas comprendre immédiatement la suite bien qu'au final on comprenne tout à fait via la différence de langage mais également de ton c'est assez flagrant.


 
 
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